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Washington exhorte les Moudjahidines iraniens à quitter leur camp en Irak

06/07/2012 04:06 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont de nouveau exhorté vendredi les Moudjahidines du peuple iranien, un groupe d'opposants à Téhéran, à quitter leur camp en Irak s'ils veulent espérer être retirés d'une liste américaine d'organisations terroristes.

"La secrétaire (d'Etat Hillary Clinton) a dit clairement que la coopération des MeK (Moudjahidines-e-Khalq) pour une fermeture réussie et dans le calme du camp d'Achraf sera décisive pour qu'elle décide du statut des MeK. Cette décision de maintenir ou de révoquer ce statut (d'organisation terroriste) est à sa discrétion", a déclaré lors d'une conférence téléphonique Daniel Benjamin, coordinateur pour l'antiterrorisme au département d'Etat.

Mi-juin, la diplomatie américaine avait déjà pressé cette Organisation des Moudjahidines du peuple iranien (OMPI), dont des membres résident encore au camp d'Achraf (80 km au nord-est de Bagdad), de le quitter au plus vite pour un autre camp, le camp Liberty, plus près de la capitale irakienne.

Ce groupe d'opposants iraniens, inscrit depuis 1997 sur la liste américaine des organisations terroristes, avait accepté de quitter Achraf pour le camp Liberty, ultime étape avant leur départ d'Irak, en vertu d'un accord entre les Nations unies et Bagdad.

"Le gouvernement irakien et les Nations unies continuent d'encourager les MeK à se déplacer", a martelé M. Benjamin.

L'ancien président Saddam Hussein avait installé dans le camp Achraf l'OMPI, dont des membres lui avaient servi de supplétifs durant la guerre contre l'Iran (1980-1988). L'Irak avait prévu de fermer Achraf fin 2011, avant d'en repousser l'échéance. Mais le transfert des quelque 3.400 personnes du camp, amorcé en février et achevé aux deux tiers, est interrompu depuis le 5 mai.

Et le 1er juin, un tribunal de Washington a ordonné à la secrétaire d'Etat américaine de prendre une décision avant le 1er octobre concernant la requête de l'OMPI de sortir de la liste des organisations terroristes.

"Les MeK semblent avoir mal interprété la décision de justice du 1er juin. Leurs dirigeants ont cru que la secrétaire (d'Etat) n'avait pas d'autre choix que de les supprimer de la liste. C'est faux. Le tribunal n'a pas ordonné à la secrétaire d'Etat de révoquer le statut des MeK, considérés comme une organisation étrangère terroriste", a insisté M. Benjamin.

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