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Technologie ligne de but: "bon sens" mais "coût prohibitif" (Ligue, France)

06/07/2012 10:17 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

L'autorisation de la technologie sur la ligne (GLT) de but jeudi par la Fifa relève du "bon sens" mais son application se heurte à un "coût prohibitif", a déclaré vendredi à l'AFP le président de la Ligue de football professionnel française (LFP), Frédéric Thiriez.

L'International Board (Ifab, organe garant des lois du jeu au sein de la Fifa) a autorisé la GLT et compte l'appliquer au Mondial des clubs en décembre à Tokyo, à la Coupe des Confédérations 2013 et au Mondial-2014, tous deux au Brésil.

"Le bon sens l'emporte enfin, s'est félicité M. Thiriez. Dès 2005, j'avais proposé au Board, avec le soutien de la Fédération française (FFF), la vidéo sur la ligne de but. Cela nous avait été refusé. Aujourd'hui, c'est la fin d'un archaïsme que je combats depuis toutes ces années".

"Pour autant, ce n'est pas encore satisfaisant car le coût prohibitif des technologies envisagées par la Fifa empêchera leur application dans la plupart des compétitions", a-t-il ajouté.

Le coût de chaque système de GLT est évalué par le secrétaire général de la Fifa Jérôme Valcke entre 150.000 à 250.000 dollars (121.000 à 201.000 euros), même s'il a bon espoir qu'il baisse, à l'instar des écrans plasma dans les stades.

Deux entreprises ont été pour l'instant retenues, la britannique Hawk-Eye (système basé sur l'utilisation de caméras) et la germano-danoise GoalRef (qui se sert d'un champ magnétique et d'un ballon spécial).

La Ligue anglaise, de son côté, a fait part de son enthousiasme, dans un communiqué: "La Premier League est depuis longtemps un soutien de la technologie sur la ligne de but. Nous engagerons des discussions avec Hawk-Eye et GoalRef dans un avenir proche avec l'idée d'introduire la GLT dès que cela sera techniquement possible".

"La solution que nous proposions, c'est-à-dire l'utilisation de la vidéo par l'arbitre comme au rugby, coûterait infiniment moins cher, a également relevé M. Thiriez. Elle permettrait aussi de contrôler d'autres situations de jeu, comme les buts marqués de la main par exemple".

La France avait essuyé un refus de la part du Board en mars 2006 dans sa demande d'essais d'arbitrage assisté par vidéo. En septembre 2006, le Conseil fédéral de la FFF avait approuvé le principe d'une nouvelle proposition concernant uniquement le franchissement par le ballon de la ligne de but grâce à l'aide de la vidéo.

En mars 2007, le Board avait accepté de procéder à des tests, qui s'étaient révélés non concluants. Le débat avait été relancé lors du 8e de finale du Mondial-2010 et la polémique soulevée par le but inscrit à l'Allemagne par l'Angleterre (4-1) et non validé par l'arbitre, alors que le ballon avait franchi la ligne de but.

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