NOUVELLES

Syrie: l'opposition réclame une zone d'exclusion aérienne et des corridors

06/07/2012 04:37 EDT | Actualisé 04/09/2012 05:12 EDT

Le chef du Conseil national syrien (CNS, opposition) a appelé vendredi à Paris la conférence des amis du peuple syrien à se prononcer pour l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne et de corridors humanitaires.

"Il faut prendre toutes les mesures afin d'établir une zone d'exclusion aérienne et des corridors humanitaires", a dit Abdel Basset Sayda devant cette conférence réunissant une centaine de pays occidentaux et arabes.

Ces mesures doivent découler d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies "sous chapitre VII", a-t-il précisé, c'est à dire incluant la possibilité de sanctions internationales et d'un recours à la force.

Parallèlement, le chef du CNS a assuré que le régime de Bachar al-Assad était en train de s'affaiblir. "Le régime est en train de tomber, de perdre le contrôle du territoire", a-t-il affirmé.

Abdel Basset Sayda a lancé un appel à la communauté alaouite, minorité dont est issu Bachar al-Assad et qui contrôle les leviers du pouvoir dans le pays.

"Nous souhaitons dire à nos frères alaouites qu'ils sont une composante importante du tissu national syrien. Nous n'allons pas les discriminer, seules les personnes responsables seront jugées" pour les crimes commis depuis 17 mois, a dit le président du CNS, lui-même d'origine kurde.

Le chef du CNS s'est enfin adressé aux Russes qui sont, avec les Chinois, les principaux soutiens internationaux au régime de Damas et bloquent toute action résolue du Conseil de sécurité contre le pouvoir du président Bachar al-Assad. Ces deux pays sont absents de la conférence de Paris.

"Nous lançons un appel aux responsables russes. Nous avons des droits légitimes et c'est dans l'intérêt des deux peuples: le peuple russe et le peuple syrien", a-t-il dit.

far/hr/sba

PLUS:afp