NOUVELLES

Syrie: le chef de la diplomatie allemande exclut le recours à la force

06/07/2012 07:30 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a insisté vendredi sur l'adoption par l'ONU de sanctions économiques et militaires contre le régime syrien mais a exclu le recours à la force, à la conférence des Amis du peuple syrien réunie à Paris.

"Nous avons besoin de développer notre pression politique et économique" sur le régime, "y compris en travaillant à une résolution sous chapitre VII (de la charte de l'ONU) non militaire au Conseil de sécurité", a fait valoir le ministre allemand.

"Avant tout, nous devons mettre en oeuvre des sanctions", "travailler tous ensemble pour renforcer la pression, la pression politique, la pression économique sur le régime", a-t-il insisté.

"Nous ne pouvons pas discuter de mesures militaires, pas ici, pas maintenant, peut-être dans d'autres réunions, si la mise en oeuvre des sanctions n'aboutit pas aux progrès qu'elles auraient dû avoir", a encore argumenté M. Westerwelle.

Les participants à la conférence des Amis du peuple syrien ont plaidé vendredi pour l'adoption à l'ONU d'une résolution sous chapitre VII contraignant le pouvoir de Damas à appliquer le plan du médiateur international Kofi Annan et l'accord de transition adopté samedi à Genève par le Groupe d'action sur la Syrie.

Une résolution sous chapitre VII prévoit des sanctions et éventuellement un recours à la force contre ceux qui ne la respecteraient pas.

mlr-nou/hr/hba

PLUS:afp