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RDC: les troubles liés à la mutinerie dans l'Est

06/07/2012 07:39 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

Rappel des troubles dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), en proie à une mutinerie depuis fin avril.

Les mutins sont des ex-membres de la rébellion congolaise tutsi du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrés dans l'armée dans le cadre d'un accord de paix avec Kinshasa signé le 23 mars 2009.

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- 29 avr: Début d'affrontements dans le Nord-Kivu entre l'armée loyaliste et des soldats ex-membres du CNDP, qui attaquent les FARDC dans le territoire de Masisi.

Début avril, plus d'une dizaine d'officiers supérieurs, ex-membres du CNDP, ont quitté les rangs avec quelques centaines d'hommes dans le Nord et le Sud-Kivu. Ces officiers sont des proches de Bosco Ntaganda, ex-chef d'état-major du CNDP, intégrés comme lui dans l'armée en 2009. Ntaganda est recherché depuis 2006 par la Cour pénale internationale (CPI).

- 6 mai: Création du Mouvement du 23 mars (M23), composé des mutins ex-membres du CNDP et dirigé par le colonel Sultani Makenga, ancien N. 3 du CNDP. Le M23 réclame la mise en oeuvre des accords de 2009. Ntaganda et Makenga dirigent la mutinerie, selon le gouvernement congolais.

- 4 juin: Human Rights Watch accuse des militaires rwandais de soutien à la mutinerie, accusations qualifiées d'"irresponsables" par Kigali.

Les combats reprennent dans le sud-est du parc national des Virunga, où les mutins sont retranchés à la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda.

- 21 juin: Sept officiers supérieurs désertent avec près de 170 hommes pour rejoindre les mutins, estimés à plusieurs centaines.

- 27 juin: Un rapport d'experts de l'ONU accuse des hauts responsables rwandais, notamment le ministre de la Défense, le général James Kabarebe, et le chef d'état-major des armées, le général Charles Kayonga, d'avoir apporté "une aide directe" à la création du M23, en lui fournissant armes, munitions et recrues.

- 28 juin: Kigali accuse la RDC de relancer la coopération entre son armée et les rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) en vue de lancer des attaques contre le Rwanda. Kinshasa "exige" des autorités rwandaises qu'elles "cessent de laisser leurs officiers alimenter la guerre".

- 6 juil: La localité de Bunagana, important poste-frontière avec l'Ouganda, tombe aux mains des mutins du M23 après des combats, au cours desquels un Casque bleu indien de la Mission de l'ONU (Monusco) est tué.

- 8 juil: Les mutins prennent Rutshuru et d'autres localités plus au sud, jusqu'à 50 km de Goma, avant de s'en retirer à partir du lendemain comme ils l'ont promis.

- 11 juil: Une dizaine de chars de la Monusco sont positionnés au nord de Goma. Le chef de l'ONU Ban Ki-moon appelle les présidents rwandais Paul Kagame et congolais Joseph Kabila pour leur demander de "poursuivre le dialogue afin de réduire les tensions et mettre fin à la crise".

- 12 juil: "Notre mission n'est pas d'aller à Goma", réaffirme le M23.

Le regain de violences a provoqué le déplacement de 220.000 personnes et quelque 30.000 autres se sont réfugiées en Ouganda et au Rwanda.

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