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Québec: entente signée après une grève de six mois dans une usine Rio Tinto

06/07/2012 09:58 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

Après une grève patronale de six mois, les 780 ouvriers de l'usine d'aluminium Rio Tinto Alcan d'Alma (Québec) ont signé une entente dans la nuit de jeudi à vendredi sur un moindre recours à la sous-traitance de la part de l'entreprise, ont annoncé les deux parties.

"Nous avons affronté la troisième société minière du monde et nous avons gagné", a déclaré le président international du Syndicat des métallos, Leo W. Gerard, dans un communiqué diffusé après la ratification de l'accord.

"Le message aux multinationales est clair: les travailleurs sont plus déterminés que jamais à défendre leurs droits", a-t-il ajouté.

Les salariés de l'usine d'Alma doivent retourner progressivement au travail dans les prochains jours, avec un nouveau contrat de travail en mains, après six mois de "lock-out" (fermeture provisoire d'une entreprise décidée par l'employeur pour répondre à un mouvement de grève, ndlr).

La ratification de l'entente a été approuvée par 83 à 92% des salariés, selon les catégories de personnel.

La sous-traitance se retrouve désormais encadrée et limitée pour toute la durée de la convention collective, soit jusqu'au 31 décembre 2015, selon l'organisation.

De son côté, la direction de l'usine a elle aussi affiché sa satisfaction: "cet accord rencontre notre objectif de protéger la compétitivité de l'usine d'Alma et d'assurer son avenir", a déclaré Étienne Jacques, chef des opérations Rio Tinto Alcan Métal primaire, Amérique du Nord dans un communiqué.

Depuis le mois d'avril, le Syndicat des métallos menait une campagne internationale baptisée "Hors du podium" qui demandait au Comité international Olympique (CIO) d'exclure le géant minier anglo-australo-canadien de la liste des fournisseurs officiels des prochains Jeux olympiques de Londres.

Les métaux utilisés dans la fabrication des 4.700 médailles olympiques proviennent de Rio Tinto.

En mettant ses employés de l'usine Alma en lock-out, l'entreprise allait, selon le syndicat, "directement à l'encontre des idéaux de solidarité, d'amitié et de fair-play que prône le mouvement olympique".

vs/bar

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