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Pierre Duchesne assimile la plainte du PLQ à une attaque d'un rival politique

06/07/2012 01:54 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

MONT-SAINT-HILAIRE, Qc - L’ex-journaliste et candidat à l'investiture péquiste dans la circonscription de Borduas, Pierre Duchesne, estime que la plainte portée à son endroit par le Parti libéral du Québec au Conseil de presse et à l'ombudsman de Radio-Canada n'a rien à voir avec son éthique en tant que journaliste.

«Ça ressemble à une plainte politique plus qu'à une plainte éthique», a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec les médias pour annoncer sa candidature, vendredi en Montérégie.

M. Duchesne a dit n'avoir rien à se reprocher sur le plan de l'intégrité et de l'éthique journalistique et a qualifié la démarche de geste d'intimidation à l'endroit d'un adversaire politique.

Selon l'ex-courriériste et analyste politique de Radio-Canada sur la colline parlementaire, en portant plainte après son départ, les libéraux ont dévoilé leur jeu.

«Je ne comprends pas pourquoi le Parti libéral, s'il trouve que j'avais des problèmes de subjectivité, comment se fait-il qu'il le fait aujourd'hui? Maintenant, je suis un adversaire politique du Parti libéral et là ils me mènent un combat comme adversaire politique», en a-t-il déduit.

Pierre Duchesne n'a d'ailleurs pas manqué de répliquer à cette attaque en disant que le premier ministre Jean Charest était bien mal placé pour remettre son intégrité en question.

«Mais qui nous fait des leçons d'éthique ici? Qui nous fait des leçons d'intégrité? C'est M. Jean Charest? (...) Moi je n'ai jamais eu de deuxième salaire caché pendant dix ans. Moi je n'ai pas eu de rencontres avec des collecteurs de fonds qui ont été arrêtés par la police par la suite.»

L'ex-journaliste reconnaît toutefois que le délai très court entre son départ de Radio-Canada et son entrée en politique laissait la porte ouverte à de telles attaques, précisant qu'il avait été bousculé par l'imminence d'une campagne électorale.

«On aurait préféré avoir une période de discussions qui soit beaucoup plus longue. Mais qu'est-ce que je fais, là? On laisse passer le train?», a-t-il plaidé.

Il assure toutefois n'avoir eu aucun contact avec quelque parti politique que ce soit avant son départ de la société d'État.

Il a ajouté que sa candidature pouvait certainement déranger ses nouveaux adversaires politiques, puisqu'il s'estime un candidat de choix.

«J'ai l'impression que (le chef de la Coalition avenir Québec) François Legault aurait bien aimé avoir Pierre Duchesne comme candidat. J'ai l'impression que M. Charest aurait bien aimé avoir Pierre Pierre Duchesne comme candidat.»

Interrogé par la presse locale, M. Duchese a été forcé de reconnaître qu'il n'avait pas eu le temps de prendre connaissance des dossiers locaux, tout en promettant de s'y mettre très rapidement afin de pouvoir répondre aux besoins des citoyens advenant son élection.

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