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Les ministres de l'Éducation ont discuté des mesures contre l'intimidation

06/07/2012 02:55 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

HALIFAX - Les ministres de l'Éducation du Canada retournaient dans leurs provinces respectives vendredi, au terme d'une rencontre à Halifax pendant laquelle ils ont notamment discuté des mesures anti-intimidation adoptées par certains d'entre eux.

Les discussions ont été présidées par la ministre néo-écossaise de l'Éducation, Ramona Jennex, et ont porté sur une multitude de sujets, allant de l'intimidation à l'éducation post-secondaire.

Mme Jennex a personnellement dirigé les échanges sur les mesures de lutte à l'intimidation.

Elle a expliqué que toutes les provinces et tous les territoires cherchent à combattre ce problème et que les ministres ont pu partager des idées.

La Nouvelle-Écosse, l'Ontario et la Colombie-Britannique ont récemment adopté des lois contre le phénomène. La loi néo-écossaise oblige les écoles à recueillir et à analyser des données avant que le gouvernement ne mette en place des mesures spécifiques pour lutter contre l'intimidation.

Les ministres ayant quitté la réunion vendredi se sont entendus sur le fait que la discussion leur avait permis d'échanger des idées sur la façon de lutter contre l'intimidation, et aux moins deux provinces ont estimé qu'une stratégie nationale ne serait probablement pas la meilleure approche.

Au dire du ministre britanno-colombien de l'Éducation, George Abbott, il existe un consensus sur le fait que l'intimidation est inacceptable, mais que la portée désirée des mesures préventives varient selon les provinces et les territoires.

«Nous sommes tous d'accord sur le fait que les gens devraient avoir droit au respect et à la dignité», a-t-il déclaré après la rencontre.

Selon lui, les décisions en matière d'intimidation suscitent beaucoup d'attention à travers le pays.

L'organisme Bullying Canada soutient qu'un enfant sur 10 en a intimidé d'autres, tandis que jusqu'à un quart des élèves de la quatrième à la sixième année ont été victimes de ce phénomène. Le groupe de lutte contre l'intimidation cite également une étude de 2004 parue dans le Journal of Pediatrics qui a permis de découvrir qu'environ un enfant canadien sur sept âgé de 11 à 16 ans subissait de l'intimidation.

Le mois dernier, certains des principaux experts canadiens en matière d'intimidation ont réclamé une stratégie nationale pour lutter contre un problème qualifié d'«épidémie» affectant le bien-être psychologique des enfants et leur performance à l'école.

Selon une récente étude d'un regroupement international de chercheurs en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé, 17 pour cent des fillettes de 11 ans du Canada ont dit avoir été intimidées au moins deux fois au cours des derniers mois.

Cela place le Canada au sixième rang de 38 pays pour le plus important taux d'intimidation chez les jeunes filles de cet âge.

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