NOUVELLES

Le pétrole en baisse à New York, dans un marché déçu par l'emploi aux USA

06/07/2012 09:34 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse vendredi à New York, dans un marché inquiet pour la demande en brut après la publication de chiffres de l'emploi insuffisants pour faire baisser le taux de chômage aux Etats-Unis.

Vers 13H00 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août perdait 2,75 dollars à 84,47 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché est clairement en train de réagir à la sortie des chiffres de l'emploi, qui ont montré une accélération des embauches plus faible que prévu aux Etats-Unis, et la faiblesse de la création d'emplois accentue la pression sur les cours du brut", a commenté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

L'économie américaine a créé en juin 80.000 emplois de plus qu'elle en détruisait, selon des chiffres très attendus par les investisseurs, publiés par le ministère du Travail vendredi à Washington.

Le solde net des embauches dans le pays apparaît ainsi en hausse pour le deuxième mois d'affilée, de 4% par rapport à mai, mais nettement inférieur aux 100.000 créations de postes que donnait la prévision médiane des analystes.

Il était en outre trop faible pour faire baisser le taux de chômage, qui est resté à 8,2%.

"Les cours étaient déjà fortement en baisse, plombés par des craintes pour l'économie mondiale, et ces chiffres n'ont certainement pas soulagé les courtiers", a noté Matt Smith, de Summit Energy.

Le baril a effectivement perdu 1 dollar peu après la publication des chiffres de l'emploi.

Les investisseurs continuaient par ailleurs de surveiller la grève dans le secteur pétrolier en Norvège, entamée le 24 juin par quelque 700 employés sur deux champs de la mer du Nord.

L'organisation patronale du secteur a annoncé jeudi un "lock out" à partir du 10 juillet, c'est-à-dire une interruption de l'activité pour tenter de forcer les employés au compromis.

L'aggravation du conflit avivait les craintes d'une perturbation prolongée de l'offre d'or noir de la Norvège, huitième pays exportateur, susceptible de doper les cours du brut mais "elle renforce aussi la probabilité de voir le gouvernement norvégien intervenir pour mettre un terme" à la grève, ont estimé les analystes de Commerzbank.

ppa/sl/sam

PLUS:afp