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Le gouvernement tunisien dénonce la médiatisation de Leïla Ben Ali

06/07/2012 02:43 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

Le gouvernement tunisien a dénoncé vendredi la médiatisation des propos de Leïla Ben Ali, l'épouse du président déchu réfugié en Arabie saoudite, auteur d'un livre publié en juin en France, a rapporté l'agence officielle TAP.

Le conseiller du chef du gouvernement, Lotfi Zitoun, s'est dit "mécontent de voir les interviews de l'épouse du président déchu médiatisées par la presse et faire la Une des journaux nationaux".

Leïla Ben Ali, qui réside avec son mari en Arabie saoudite depuis leur fuite le 14 janvier 2011, a publié le 21 juin en France un livre-témoignage, "Ma vérité", et a accordé cette semaine un entretien au quotidien français Le Parisien. Des extraits du livre et de l'interview ont été publiés par la presse tunisienne.

Elle y affirme que la chute du régime tunisien en août 2011 à l'issue d'une révolution était le résultat d'un complot, et assure être prête à affronter la justice de son pays sous conditions.

Leïla Ben Ali est une figure honnie dans son pays. Elle et sa famille, les Trabelsi, sont accusés de nombreux crimes, notamment de corruption et de détournements de fonds.

Plusieurs de ses proches sont détenus en Tunisie, tandis que d'autres ont réussi, comme elle, à fuir le pays.

En juin 2011, elle a été condamnée par contumace à 35 ans de prison pour détournement de fonds, puis à 15 ans de plus pour détention d'armes, stupéfiants et pièces archéologiques un mois plus tard.

En juin 2012, Zine El Abidine Ben Ali a été condamné par contumace à perpétuité pour son rôle dans la sanglante répression à Thala et Kasserine, deux villes du centre emblématiques de la révolution tunisienne.

L'Arabie saoudite n'a jamais répondu aux demandes d'extradition du couple Ben Ali formulées par le nouveau gouvernement tunisien.

alf/vl

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