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L'Atlantique à la rame aller-retour en solitaire, une première mondiale

06/07/2012 04:55 EDT | Actualisé 04/09/2012 05:12 EDT

Lorsqu'il quittera le port de Saint-Pierre, la semaine prochaine, à Saint-Pierre et Miquelon, Charles Hedrich tentera de signer une première, la traversée aller-retour de l'Atlantique à la rame et en solitaire, sans escale ni ravitaillement.

A ce jour, "une dizaine de marins seulement a réussi à traverser l'Atlantique à la rame, dans le sens Ouest-Est. Une centaine dans l'autre sens. Mais jamais personne n'a fait les deux successivement, sans escale ni assistance", a expliqué le navigateur à l'AFP avant son grand départ.

Détenteur du record de la traversée de l'Atlantique à la rame en solo (36 jours et 6 heures en 2007), Charles Hedrich, 54 ans, devrait donner son premier coup de rame lundi. Sur place depuis une dizaine de jours, il attend une fenêtre météo favorable.

A bord de son bateau de 7 mètres de long, il ramera en direction de l'Europe, et il devrait arriver vers les Canaries fin septembre, avant de poursuivre sa descente vers le Cap vert puis de se lancer dans la traversée retour avec une arrivée prévue au Brésil ou aux Antilles dans 5 à 7 mois.

Pour se nourrir et se déshydrater, le navigateur embarquera avec 180 rations alimentaires quotidiennes et un système de désalinisation d'eau, alimenté par des panneaux solaires.

Entre les repas, Charles Hedrich compte ramer "10 à 12 heures par jour". Mais ce ne sera pas toujours la galère: le navigateur compte ainsi s'octroyer des temps de sommeil de plusieurs heures, ainsi que des temps de loisirs, pour lire et écouter de la musique, "ce que l'on ne peut pas faire lors d'une traversée à la voile, car il y a toujours quelque chose à faire".

L'aventurier n'en est pas à son premier défi. Depuis 2003, il enchaîne les exploits sportifs: record de la traversée de la Manche en équipage, ascension de l'Everest, expédition dans l'Antarctique, expédition alpinisme et ski en Afghanistan par exemple. Sans compter un triathlon Ironman et un Paris Dakar en moto.

"J'appréhende l'aventure comme une discipline à part entière. L'intérêt de ces défis pour moi, c'est le sport, la compétition. Les points communs: l'aspect physique et la rusticité", explique-t-il.

Cette dernière expédition, soutenue par le Club des Entrepreneurs de Seine-Saint-Denis, est suivie par l'Ocean Rowing Society, organisme de validation officiel des records à la rame.

ap/ol/jcp

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