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JO-2012 - L'Espagne espère surfer sur le succès historique de son football

06/07/2012 10:25 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

Portée aux nues par le succès historique de son football, auteur d'un triplé inédit Euro-Mondial-Euro, l'Espagne espère bien suivre à Londres-2012 l'exemple de sa "Roja" et peut-être approcher son record de 22 médailles qui date des Jeux de 1992, organisés à Barcelone.

Des objectifs légèrement à la hausse:

Interrogé récemment sur le bilan qu'il attendait des prochains Jeux de Londres, le président du Comité olympique espagnol, Alejandro Blanco, n'a pas souhaité donner un objectif explicite. Mais il espère tout de même un score "oscillant dans une marge de 20%" autour du record de l'Espagne: ces 22 médailles obtenues en 1992 dans des Jeux organisés "à la maison", à Barcelone. Autrement dit, entre 18 et 22 médailles. Des ambitions loin d'être irréalistes dans la mesure où le compteur des derniers Jeux de Pékin indiquait déjà le chiffre 18. Il faut dire qu'avec plusieurs grosses locomotives comme les sports collectifs, tous parvenus à leur point de maturité, les Ibères paraissent bien armés pour s'approcher de leur meilleure marque.

Nadal, Samuel Sanchez et David Cal en têtes d'affiche:

Pour tenter d'égaler et même de battre ces 18 médailles obtenues il y a quatre ans, l'Espagne peut tout d'abord s'appuyer sur quelques individualités qui ne faiblissent pas. La première d'entre elles est évidemment Rafael Nadal, porte-drapeau de la délégation ibérique, qui tentera à Londres de remporter son deuxième or olympique. Problème: Nadal a été éliminé au 2e tour du tournoi du Grand Chelem de Wimbledon fin juin, sur ce même gazon qui hébergera le tournoi olympique de tennis...

Parmi les valeurs sûres de l'Espagne figure aussi le cyclisme, à peine affaibli par la suspension du double vainqueur du Tour de France Alberto Contador pour un contrôle positif. Emmenée par le champion olympique sortant Samuel Sanchez, la sélection cycliste a fière allure: le triple champion du monde Oscar Freire et le revenant Alejandro Valverde entre autres. L'Espagne peut aussi avoir de légitimes attentes en canoë où le double médaillé d'argent de Pékin, David Cal, âgé de 29 ans, est au sommet de son art.

Les sports collectifs sur le modèle du foot:

A côté de ces atouts individuels vient toute l'armada des sports collectifs, extrêmement performants en Espagne. Tous calqués sur le modèle du football - accent mis sur la formation et constitution des équipes à partir de gros clubs du pays, le plus souvent Barça et Real - ces équipes devraient être de gros pourvoyeurs de médailles à Londres. Le football peut ainsi déjà compter sur trois champions d'Europe tout récents: Juan Mata, Javi Martinez et Jordi Alba. En basket aussi, la dynamique semble plutôt ascendante: vice-champions olympiques à Pékin, champions d'Europe 2011 face à la France, Pau Gasol et les siens comptent bien grimper sur la plus haute marche du podium à Londres, malgré la Dream Team américaine. Enfin, le handball réclame aussi son dû après sa médaille de bronze à Pékin et un an avant l'organisation du Mondial de la discipline dans la péninsule.

Natation et athlétisme, parents pauvres:

Si la délégation espagnole de Londres 2012 paraît donc bien pourvue, elle a tout de même quelques faiblesses. Sur les deux disciplines reines des Jeux -athlétisme et natation-, l'emprise espagnole paraît nettement moins forte. En natation, il y a certes le pré carré de la natation synchronisée, traditionnel atout. Mais la retraite de la star ibérique Gemma Mengual en février ouvre quand même une période inconnue. Quant à l'athlétisme, le bilan décevant des récents championnats d'Europe d'Helsinki (seulement 4 médailles) laisse entrevoir peu de clients espagnols à un podium.

cle/ol/bvo

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