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JO-2012 - Athlétisme britannique: pas de superstar, mais des candidats en or

06/07/2012 07:55 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

S'il n'a plus de star du calibre de Sebastian Coe, Daley Thompson ou Jonathan Edwards, l'athlétisme britannique possède de réelles chances de médaille d'or cet été aux jeux Olympiques de Londres avec Mo Farah en fond, Jessica Ennis à l'heptathlon ou Daï Greene sur 400 m haies.

Du "Nid d'oiseau" de Pékin, la Grande-Bretagne n'avait rapporté que quatre médailles, dont une seule d'or (Christine Ohuruogu au 400 m), soit le bilan le plus décevant depuis 1976. A Londres, la Fédération britannique (UKA) espère se situer plus près du résultat des Championnats du monde 2011 à Daegu: 7 médailles dont 2 d'or.

La locomotive du "Team GB" est le coureur de fond Mo Farah. Champion du monde du 5000 m et médaillé d'argent du 10.000 m aux Mondiaux, cet athlète de 28 ans vient de conserver son titre européen sur la plus courte des deux distances.

Né en Somalie, venu en Grande-Bretagne à l'âge de 8 ans, Farah semble l'un des seuls à pouvoir contester la suprématie des Kenyans et des Ethiopiens, qui en Chine avaient raflé tous les titres du 800 m au marathon.

Les deux autres leaders masculins, Daï Greene et Phillips Idowu, ont en revanche donné ces derniers mois des signes inquiétants de méforme.

Le premier, champion du monde en titre du 400 m haies, a été opéré du genou cet hiver et n'a pour le moment qu'un fort modeste 48 sec 96 à son actif cette saison, le douzième temps mondial.

La légende de la discipline, Edwin Moses, a prévenu le Gallois qu'il devrait aller beaucoup plus vite pour espérer l'emporter à Londres, et même beaucoup plus vite que ses 48.26 de l'an passé à Daegu, "la finale la plus lente depuis une éternité" selon l'Américain.

Les espoirs d'Idowu auraient dû recevoir un sérieux coup de pouce avec le forfait du Français Teddy Tamgho, mais le vétéran du triple saut, 33 ans, n'a pu aller plus loin cette année que 17,31 m, à 50 cm de son record personnel, une marque qui ne suffira pas pour monter sur le podium olympique. Il s'est mystérieusement retiré des Championnats de Grande-Bretagne fin juin.

Jessica Ennis est, elle, parfaitement dans les temps après son record de Grande-Bretagne de l'heptathlon (6906 points) battu à Gotzis fin mai. Mais la jeune femme de Sheffield devra résister à la pression très forte qui pèse sur ses épaules, elle qui a plus que tout autre athlète la faveur des médias.

Parmi les noms à suivre figurent Andrew Turner (110 m haies) et Hannah England (1500 m), tous les deux médaillés mondiaux en 2011, et Holly Bleasdale (perche), ainsi que plusieurs "plastic Brits" ou "Britanniques de plastique", ces athlètes dont la légitimité à représenter le Royaume-Uni est mise en doute par certains.

C'est le cas de la hurdleuse d'origine américaine Tiffany Porter, de Shara Proctor, Caraïbéenne d'Anguilla, une île des Caraïbes non reconnue par le CIO, qui vient de battre le record britannique du saut en longueur avec 6,95 m, ou encore de la triple sauteuse Yamile Aldama, championne du monde en salle, qui a déjà représenté Cuba et... le Soudan aux jeux Olympiques.

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