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Hollande veut que des moyens de communication soient fournis à l'opposition syrienne

06/07/2012 03:52 EDT | Actualisé 04/09/2012 05:12 EDT

PARIS - Le président français François Hollande a appelé les Amis du peuple syrien, réunis vendredi à Paris, à s'engager à fournir des moyens de communication à l'opposition et de l'aide humanitaire à la population.

En ouvrant cette conférence, la troisième après celles de Tunis et d'Istanbul, François Hollande a aussi exhorté la centaine de pays participants à refuser "toute impunité pour les crimes commis en Syrie", qui devront relever selon lui de la justice internationale.

Il a en outre prôné une application "réelle et effective" des sanctions économiques et financières à l'égard du régime de Bachar el-Assad.

Parmi les engagements qu'il a demandés aux participants de la réunion, il a cité le "renforcement de notre soutien à l'opposition démocratique en lui fournissant tous les moyens et notamment ceux de la communication" et "l'organisation d'une aide humanitaire efficace pour venir en soutien à la population".

Enfin, François Hollande a réclamé la "promesse que la communauté internationale aidera le peuple syrien à reconstruire ce beau pays, ce grand pays, le jour venu".

Sur le front diplomatique, le président français a soutenu le plan de sortie de crise présenté par Kofi Annan, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie. "Le plan Annan reste le moyen le plus sûr de faire cesser les violences et de mettre en oeuvre une transition politique maîtrisée", a-t-il considéré.

"Aujourd'hui, notre réunion ici à Paris doit se fixer un but: encourager le Conseil de sécurité à prendre le plus vite possible ses responsabilités pour mieux soutenir le plan de sortie de crise présenté par l'envoyé spécial Kofi Annan", a-t-il ajouté.

Durant son discours, François Hollande s'est adressé "à ceux qui ne sont pas là, à ceux qui nous reprochent de nous ingérer dans les affaires intérieures d'un Etat", visant ainsi la Chine mais surtout la Russie. Ces deux pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU ménagent le président El-Assad, dont le départ est réclamé par Américains et Européens.

"Au moment où nous en sommes de la crise syrienne, il n'est plus contestable que cette crise-là est devenue une menace pour la paix et la sécurité internationale", leur a dit François Hollande. "Bachar el-Assad doit partir. Un gouvernement de transition doit être constitué".

Le président français a souhaité que la réunion à Paris des Amis du peuple syrien "accélère" la recherche d'une solution politique. "L'enjeu, c'est de hâter le moment de la transition", a-t-il estimé. Selon lui, "une chose est certaine: c'est que le régime de Bachar el-Assad ne tiendra pas, sa chute est inéluctable".

François Hollande a achevé son discours en demandant à l'auditoire d'observer "une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes des violences en Syrie".

Plus de 14.000 personnes ont été tuées depuis le début du soulèvement populaire contre le régime du président Bachar el-Assad en mars 2011. AP

cb/ir

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