NOUVELLES

Hillary Clinton a eu un entretien "fructueux" à Paris avec Mahmoud Abbas

06/07/2012 12:56 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a eu un entretien "fructueux", vendredi à Paris, avec le président palestinien Mahmoud Abbas, les deux parties cherchant une façon de relancer les pourparlers de paix au Moyen-Orient au point mort.

Pendant cette "rencontre franche et fructueuse", Mme Clinton a discuté avec M. Abbas de la manière de donner suite à "l'échange de lettres" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur les conditions d'un dialogue, a-t-elle dit aux journalistes.

"J'ai souligné que les Etats-Unis restaient absolument engagés dans la recherche d'une paix globale au Proche-Orient, basé sur deux Etats avec deux peuples, reposant sur la paix et la sécurité", a-t-elle précisé.

"A une époque de bouleversement dans la région, nous ne pouvons pas perdre de vue l'importance cruciale de résoudre cette question", a dit Mme Clinton.

Selon le négociateur palestinien Saëb Erakat, "le président Abbas a expliqué à Mme Clinton que la tension sur la scène palestinienne était due à l'absence de toute perspective politique".

Il a demandé à la chef de la diplomatie américaine, attendue en Israël à la mi-juillet, "d'intervenir auprès du gouvernement israélien pour la libération des prisonniers palestiniens", en particulier ceux arrêtés avant les accords d'Oslo de 1993, a précisé M. Erakat, joint au téléphone à Paris par l'AFP.

Leur rencontre a eu lieu en marge de la conférence des Amis du peuple syrien à Paris, où plus de 100 Etats et organisations étaient représentés, pour augmenter la pression sur le régime du président syrien Bachar al-Assad.

La dernière rencontre entre M. Abbas et Mme Clinton remontait à septembre 2011 à New York, lorsque le président palestinien a déposé une demande d'adhésion à l'ONU d'un Etat de Palestine.

Les négociations de paix israélo-palestiniennes sont bloquées depuis septembre 2010.

Les dirigeants palestiniens exigent pour les reprendre qu'Israël cesse la colonisation des Territoires occupés depuis 1967 et accepte les frontières d'avant 1967 comme base de discussions. Israël rejette ces revendications et dit vouloir des négociations "sans condition préalable".

Au cours des derniers mois, M. Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont échangé des courriers sur le processus de paix, après une série de rencontres informelles en Jordanie en janvier qui n'ont pas permis un accord sur les conditions de nouveaux pourparlers de paix.

jkb-na/cjo/lbx/hr/hba/sst

PLUS:afp