NOUVELLES

GP des Etats-Unis: les Texans fin prêts et droits dans leurs bottes

06/07/2012 08:52 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

Les organisateur texans du Grand Prix des Etats-Unis, 19e et avant-dernière manche du Championnat du monde de Formule 1, prévu le 18 novembre à Austin, sont venus au GP de Grande-Bretagne pour annoncer qu'ils sont quasiment prêts et pour fignoler leur préparation.

Sur le circuit anglais de Silverstone, dont le nom fleure bon le western, une grosse délégation du "Circuit of the Americas" est venue observer de près un Grand Prix de référence du F1 Circus, depuis 1950: organisation, logistique, sécurité, pour 125.000 spectateurs attendus dimanche.

Jeudi soir, pendant que Steve Sexton, le président du circuit américain, dînait avec Bernie Ecclestone, le grand manitou de la F1, et fignolait les derniers détails financiers d'un accord portant sur dix ans de F1, ses vice-présidents David Sweazy (Operations) et Tom Schneider (Guest Services) confiaient leur optimisme à la presse européenne.

"Chaque semaine, on voit la différence, c'est incroyable", a dit Schneider au sujet des travaux interrompus fin 2011 à cause d'un léger différend financier avec "Mr E". Depuis, ils ont repris et "comme il fait toujours beau au Texas, les ouvriers peuvent travailler 16 heures par jour", a-t-il souri.

"Les ventes ont tellement bien débuté qu'on va rajouter des tribunes", a indiqué Sweazy, organisateur pendant 43 ans du Kentucky Derby, une course de chevaux "qui dure deux minutes, devant 175.000 spectateurs". Pour l'instant, la barre est à "104.000 spectateurs assis, VIPs inclus, et 16.000 entrées générales", soit 120.000 spectateurs le dimanche du Grand Prix.

Les principaux bâtiments en dur (tribune principale, centre de presse, centre médical) sont sortis de terre, et une partie du circuit de 5,4 km et 20 virages (l'un des plus longs du calendrier, avec Spa et Silverstone) est asphaltée. Le site internet témoigne en direct, photos à l'appui, de l'avancement des travaux. Le dernier GP des Etats-Unis remonte à 2007, à Indianapolis.

Sur le modèle du hockey et du football américain, les spectateurs peuvent acheter une "licence" pour 15 ans, correspondant à une place numérotée, puis régler chaque année le prix d'un "season ticket" pour tous les événements du circuit, F1 et concerts inclus. Le billet le moins cher, sans place numérotée, a été fixé à 159 dollars (126 euros) pour les trois jours de F1 (essais + course).

Pour acheminer tous ces spectateurs, dont 30% d'étrangers et une grosse proportion de fans mexicains de Sergio Pérez (Sauber) venus de Mexico, Guadalajara, Monterrey... ou des Etats-Unis, des autobus partiront de l'aéroport, du centre de congrès et du centre ville, en complément de 17.000 places de parking sur le site.

Austin est une ville fantastique, à la culture alternative, avec beaucoup de "live concerts" et de "food trucks", les nouvelles icônes de la gastronomie US, a aussi rappelé Schneider, pour qui la F1 "n'est pas destinée seulement aux ultra-riches". C'est justement le cas à Silverstone, où il y a assez de boue pour tout le monde.

dlo/gv

PLUS:afp