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Des visas et du web, demandent les jeunes au forum de la langue française

06/07/2012 03:31 EDT | Actualisé 05/09/2012 05:12 EDT

Les participants au premier forum mondial sur la langue française ont appelé vendredi à Québec à renforcer la mobilité des personnes dans l'espace francophone en facilitant l'obtention de visas, et plaidé pour une stratégie de déploiement du web interactif en français.

"Il n'y a pas de francophonie sans circulation des francophones. Afin de renforcer le sentiment d'appartenance à la communauté francophone mondiale, de soutenir le développement économique, social et culturel des pays membres, et d'encourager la coopération et le partage des connaissances, les pays de la Francophonie doivent favoriser la mobilité", ont indiqué les participants dans un communiqué.

Quelque 1.300 personnes de la société civile, principalement des jeunes, provenant d'une centaine de pays, s'étaient regroupés dans la capitale québécoise à l'initiative de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour ce forum.

Mais des dizaines de personnes, en premier lieu de jeunes Africains, ont vu leur demande de visa refusée par le Canada pour ce forum dont l'un des enjeux clés était justement la mobilité des étudiants, artistes, hommes d'affaires et autres au sein de l'espace francophone mondial.

Les chefs d'Etat des pays membres de l'OIF "doivent faciliter l'obtention de visas", favoriser les "mécanismes d'accueil" et "financer des programmes d'échange", poursuit le communiqué final de ce forum qui cherche à trouver des solutions pour dynamiser la Francophonie à l'approche du Sommet de Kinshasa, en octobre.

Quelque 220 millions de personnes parlent le français à travers le monde et ce nombre pourrait tripler d'ici 2050, grâce à l'apport de l'Afrique, selon les données de l'OIF. Or le français doit s'épanouir aux côtés et non au détriment des autres langues nationales, et les "variétés du français" doivent être acceptées, selon les participants au forum de Québec.

Les pays francophones doivent pouvoir garantir "l'accès au matériel, aux logiciels libres et à internet", insiste le communiqué, qui plaide aussi pour le développement de réseaux sociaux francophones pour "créer des communautés d'apprentissage et d'entraide" et "d'échanges" dans le monde du travail, des affaires, de l'éducation, de la culture et de la science.

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