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Conférence/Syrie: Hollande appelle à prendre 5 engagements dont plus de sanctions

06/07/2012 04:11 EDT | Actualisé 04/09/2012 05:12 EDT

Le président français François Hollande a appelé la conférence des Amis du peuple syrien, rassemblée vendredi à Paris, à prendre cinq engagements dont des sanctions et des aides concrètes à l'opposition, ainsi qu'à "encourager" l'ONU à agir pour faire pression sur Damas.

M. Hollande a appelé la centaine de pays occidentaux et arabes réunis à Paris à prendre "cinq engagements" dont "le refus de toute impunité pour les crimes", "l'application réelle et effective" de sanctions économiques et financières, "le renforcement" du soutien à l'opposition en lui fournissant notamment des moyens de communication.

Les deux autres engagements sont une aide humanitaire et la promesse d'un soutien international à la reconstruction du pays, une fois la transition politique engagée.

Estimant le bilan en Syrie "terrible et insupportable pour la conscience humaine et la sécurité", le président français a appelé l'ONU à "prendre le plus vite possible des dispositions pour mieux soutenir le plan de sortie de crise" du médiateur international Kofi Annan.

Paris et Washington estiment que le plan Annan doit être gravé dans le marbre onusien et rendu contraignant. Selon eux, il faut qu'il soit contenu dans une résolution du Conseil de sécurité sous chapitre VII de la charte de l'ONU, c'est à dire prévoyant des sanctions ou un recours à la force contre ceux qui ne la respecteraient pas.

La réunion des Amis du peuple syrien, la troisième du genre après Tunis et Istanbul, rassemble une centaine de pays occidentaux et arabes, qui estiment que le départ de Bachar al-Assad du pouvoir est un préalable au règlement de la crise. La Russie et la Chine, principaux soutiens internationaux au régime de Damas, ont refusé d'y participer.

"Je veux m'adresser à ceux qui ne sont pas là. Au moment où nous en sommes de la crise syrienne, il n'est plus contestable que cette crise est devenue une menace pour la paix et la sécurité internationale", a averti François Hollande.

"A ceux qui soutiennent aussi que le régime de Bachar al-Assad, aussi détestable soit-il, peut permettre d'éviter le chaos, je veux leur dire qu'ils auront et le régime le plus détestable et le chaos. Et ce chaos menacera leurs intérêts", a-t-il ajouté.

La Russie se refuse à appeler au départ de Bachar al-Assad au nom du principe de non-ingérence dans les affaires d'un pays.

hr/dp/sba

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