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Roumanie: le Parlement lance les débats sur la destitution du président

05/07/2012 04:42 EDT | Actualisé 03/09/2012 05:12 EDT

Le Parlement roumain a lancé jeudi les débats sur la destitution du président de centre droit, accusé par l'Union sociale-libérale de centre-gauche (USL, majorité) d'avoir "gravement enfreint la Constitution", des allégations rejetées par Traian Basescu.

"Les transgressions de la lettre et de l'esprit de la Constitution, qui par leur portée et leurs conséquences peuvent être qualifiées de graves violations de la loi fondamentale, représentent des raisons suffisantes pour justifier la nécessité de suspendre le président Traian Basescu de ses fonctions", a déclaré le sénateur de l'Union sociale-libérale (USL, majorité) Toni Grebla, lors d'une session extraordinaire du Parlement, en présence du chef de l'Etat.

Selon la loi fondamentale, le président peut être suspendu de ses fonctions par le Parlement "s'il commet des faits graves violant les dispositions de la Constitution".

Si la proposition de suspension est approuvée, un référendum pour destituer le président sera organisé dans un délai de trente jours.

Dans un document de 20 pages, l'USL l'accuse d'avoir mené des "actions extrêmement graves, susceptibles de mettre en danger le fonctionnement des institutions de l'Etat", notamment en s'attribuant des prérogatives réservées au gouvernement et en soutenant des mesures d'austérité "qui ont appauvri la population".

"La démarche de l'USL vise à subordonner les institutions de l'Etat et notamment la justice", a répliqué M. Basescu devant les deux chambres du Parlement.

"Les actions menées par l'actuelle majorité depuis sa venue au pouvoir il y a 45 jours montrent qu'elle est disposée à porter atteinte aux institutions de l'Etat en démantelant des commissions ou en émettant des ordonnances d'urgence, comme celle qui limite les prérogatives de la Cour constitutionnelle", adoptée mercredi, a-t-il ajouté.

Selon des responsables de l'USL, le vote sur la demande de suspension de M. Basescu devrait intervenir dès vendredi, laissant à peine 24 heures à la Cour constitutionnelle pour donner un avis --consultatif-- sur cette démarche.

mr/iw/pm

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