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Reprise des pourparlers entre Soudan et Soudan du Sud à Addis Abeba

05/07/2012 09:29 EDT | Actualisé 04/09/2012 05:12 EDT

Le Soudan et le Soudan du Sud ont repris jeudi à Addis Abeba leurs négociations pour résoudre les différends qui empoisonnent encore leurs relations un an presque jour pour jour après la sécession.

"Les deux délégations sont à Addis Abeba pour reprendre les pourparlers," a indiqué Omer Dahab, porte-parole de la délégation de Khartoum.

Les discussions, qui se tiennent au siège de l'Union africaine (UA) dans la capitale éthiopienne, avaient été ajournées le 28 juin. Entamées dans la foulée de l'indépendance de Juba le 9 juillet, elles visent notamment à arrêter la frontière commune et le partage de la manne pétrolière.

Le Soudan du Sud a hérité des trois-quarts des réserves de brut du Soudan d'avant partition mais reste tributaire du Nord pour l'exporter. Or, les deux voisins ne s'entendent pas sur les droits de passage.

Depuis des mois, les négociations piétinent. Juba et Khartoum, que des décennies de guerre civile ont opposés, ont même été près d'un nouveau conflit ouvert au printemps.

Le négociateur sud-soudanais en chef, Pagan Amum, s'est dit "optimiste".

La délégation soudanaise comprend le ministre de la Défense, Abdelrahim Mohamed Hussein, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crime contre l'humanité au Darfour. Le ministre sud-soudanais de la Défense, John Kong, doit aussi participer aux discussions.

La représentante spéciale de l'ONU pour le Soudan du Sud, Hilde Johnson, s'est parallèlement dite confiante de voir les négociations porter rapidement leur fruits. L'ONU a donné jusqu'au 2 août à Juba et Khartoum pour régler leurs différends.

"J'ai davantage confiance aujourd'hui que les choses bougent dans la bonne direction, en raison de facteurs externes comme la pression de la communauté internationale et la pression sur les économies des deux pays," a déclaré Mme Johnson à Nairobi.

Juba a stoppé en janvier sa production de pétrole, furieuse de voir Khartoum se payer en nature au passage de son brut dans l'attente d'un accord sur les frais de transit.

Mais "à moins que le Soudan du Sud ne trouve davantage de financements extérieurs ou qu'il ne reprenne sa production pétrolière, le pays fera face à d'importantes difficultés économiques," a dit Mme Johnson.

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