NOUVELLES

Mort d'Arafat: Tunis veut réunir la Ligue arabe, une enquête internationale

05/07/2012 07:02 EDT | Actualisé 04/09/2012 05:12 EDT

Le chef de la diplomatie tunisienne Rafik Abdessalem a réclamé jeudi une réunion d'urgence de la Ligue arabe et une enquête internationale après des révélations d'Al-Jazeera sur la mort de Yasser Arafat redonnant crédit à la thèse de l'assassinat.

"Nous appelons à une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe et nous appelons à la création d'un comité international pour enquêter sur les circonstances de la mort du dirigeant (palestinien) Arafat", a-t-il déclaré à l'antenne de la radio privée Mosaïque FM.

"Nous avons une dette envers ce grand homme qui a eu une grande influence dans le processus national palestinien", a-t-il ajouté, après une rencontre avec le président tunisien Moncef Marzouki.

Au Caire, le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Ahmed ben Helli, a indiqué que les pays membres de l'organisation panarabe avaient été informés de la demande tunisienne et que des consultations étaient en cours pour fixer une date à cette réunion, selon l'agence officielle égyptienne Mena.

M. Abdessalem a cité l'exemple de l'enquête sur l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri pour justifier la nécessité d'investigations internationales sur la mort d'Arafat. Un Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a été créé par le Conseil de sécurité de l'ONU pour juger les tueurs présumés du dirigeant libanais.

La Tunisie a entretenu des relations privilégiées avec Yasser Arafat dans les années 1980 et 1990, accueillant l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) alors considérée comme "terroriste" par la communauté internationale.

L'Institute for Radiation Physics de Lausanne, qui a analysé des échantillons biologiques prélevés sur les effets personnels du dirigeant palestinien, remis à sa veuve par l'hôpital militaire français de Percy où il est mort, y a découvert "une quantité anormale de polonium", selon un documentaire diffusé mardi par Al-Jazeera.

Le polonium est une substance radioactive hautement toxique avec laquelle a été empoisonné en 2006 à Londres Alexandre Litvinenko, un ex-espion russe devenu opposant au président Vladimir Poutine.

alf-iba/hj

PLUS:afp