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L'ex-journaliste Pierre Duchesne sera candidat du PQ aux prochaines élections

05/07/2012 02:29 EDT | Actualisé 04/09/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - La chef péquiste Pauline Marois a pris la défense de l'ex-journaliste Pierre Duchesne, jeudi, en assurant qu'aucune discussion sur sa candidature dans la circonscription de Borduas n'a été amorcée avant sa démission de Radio-Canada il y a trois semaines.

Mme Marois a cependant déclaré lors d'un point de presse que la candidature de M. Duchesne avait été pressentie avant son départ de la colline parlementaire, où il couvrait la politique depuis 2005.

Alors que les libéraux ont mis en doute l'intégrité de M. Duchesne au cours des derniers jours, Mme Marois a riposté en affirmant que le journaliste n'avait pas ménagé le PQ dans ses reportages.

«Je vais défendre son intégrité absolument et sans réserve, a-t-elle dit. (...) Il était un homme intègre et jamais il ne se serait laissé influencer dans ses commentaires.»

En convoquant les journalistes pour discuter des prochaines élections, Mme Marois a répondu aux questions sur le passage de M. Duchesne dans les rangs péquistes, une information qui n'avait pas encore été confirmée officiellement par la formation politique.

Le PQ a annoncé jeudi que M. Duchesne donnera une conférence de presse à Mont-Saint-Hilaire, vendredi, dans la circonscription de Borduas, en compagnie du président de l'exécutif péquiste local, François Gauthier.

Selon un reportage de La Presse, publié samedi dernier, la circonscription avait été réservée depuis au moins trois mois à un candidat-vedette de Radio-Canada. Mme Marois a nié jeudi que la candidature de M. Duchesne était prévue à ce moment-là.

«On avait l'intention d'aller chercher un certain nombre de candidats-vedettes, qui pouvaient venir de Radio-Canada ou d'ailleurs et le choix n'était pas fait, n'était pas accompli, a-t-elle dit. On ne pouvait pas le faire parce que tant qu'il n'y a pas de campagne électorale, on ne pouvait pas penser approcher un certain nombre de personnes dont entre autres des gens comme par exemple Pierre Duchesne.»

Mme Marois a affirmé que sa directrice de cabinet, Nicole Stafford, avait initié il y a une dizaine de jours le contact avec le journaliste, qui a couvert la politique jusqu'au 15 juin dernier.

«Quand on a vu qu'il démissionnait ça nous a facilité la tâche, a-t-elle dit. (...) On l'avait ciblé comme étant une candidature intéressante.»

Mme Marois a déclaré qu'elle avait parlé avec M. Duchesne de sa candidature pour la première fois mercredi, lors d'une rencontre.

Plus tôt cette semaine, alors que les rumeurs de candidature de M. Duchesne s'intensifiaient, le premier ministre Jean Charest avait déclaré que son passage au PQ donnerait l'impression qu'il dissimulait des intérêts partisans alors qu'il couvrait la politique québécoise.

Selon Mme Marois, ce n'est pas le travail de M. Duchesne sur la colline parlementaire qui a permis au PQ de pressentir en lui un candidat potentiel mais plutôt la biographie qu'il a publiée entre 2002 et 2004 sur l'ancien premier ministre péquiste Jacques Parizeau.

«Ça laissait croire qu'il pouvait trouver intéressant que le Québec devienne un État souverain un jour», a-t-elle dit.

La circonscription de Borduas avait élu le député péquiste Pierre Curzi, en 2008. Après avoir quitté le PQ pour siéger comme indépendant, l'an dernier, M. Curzi a choisi de ne pas se représenter aux prochaines élections.

Par ailleurs, Mme Marois a estimé qu'il serait inacceptable que M. Charest déclenche une campagne électorale au début d'août, comme certaines rumeurs l'indiquent depuis quelques jours.

«C'est irresponsable parce que tout le monde est en vacances, a-t-elle dit. Autour du 1er août à mon point de vue ça n'a aucun sens.

«Les vacances de la construction ne sont pas terminées, les gens ont la tête ailleurs alors si M. Charest veut manipuler l'opinion publique et faire preuve de cynisme, c'est ce qu'il fera.»

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