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Le pétrole finit en baisse à New York, plombé par la BCE malgré les stocks

05/07/2012 03:11 EDT | Actualisé 04/09/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont fini en légère baisse jeudi à New York, plombés par un renchérissement du dollar après une baisse du taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE), en dépit d'une forte baisse des stocks de bruts aux Etats-Unis.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août a fini en baisse de 44 cents par rapport à mardi, à 87,22 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Le marché était fermé mercredi pour cause de jour férié aux Etats-Unis.

Dès l'ouverture du marché, les cours du brut ont été plombés par la décision de la BCE de baisser son principal taux directeur à 0,75%, soit son plus bas niveau historique, dans une tentative de doper une économie européenne toujours morose, ce qui contribuait à diluer la valeur de la monnaie unique face aux autres devises comme le dollar.

"Les courtiers n'ont pas très bien pris la nouvelle, surtout après les propos (du président de la BCE, Mario) Draghi, qui n'ont pas répondu à leurs attentes de soutien de l'économie" européenne, a commenté David Bouckhout, de TD Securities.

Les investisseurs ont notamment regretté la relance du programme de rachats d'obligations publiques, à l'arrêt depuis mi-février, également préconisée par le Fonds monétaire international (FMI).

"Tout cela a entraîné une chute de l'euro, et les cours du brut ont suivi", a-t-il poursuivi.

Le renchérissement du billet vert rend moins attractifs les achats de brut, libellés en dollars, pour les investisseurs munis d'autres devises.

"On assiste à davantage d'assouplissement monétaire du côté de l'Europe et de la Chine alors que du côté des Etats-Unis, de bons chiffres économiques rendent une nouvelle vague d'assouplissement moins probable", a noté de son côté Phil Flynn, de Price Futures Group.

Dans ce contexte, "les chiffres des stocks qui ont montré une baisse plus forte qu'attendu des réserves de brut aux Etats-Unis n'ont pas semblé suffisants pour renverser la tendance", a constaté M. Bouckhout.

Le ministère de l'Energie (DoE) a ainsi fait état d'un recul de 4,3 millions de barils des stocks de brut américains sur la semaine achevée le 29 juin, tandis que les stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) diminuaient de 1,1 million de barils, des baisses trois fois plus fortes que prévu, ce qui constitue un signal encourageant pour la consommation énergétique du pays.

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