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Le président malien de transition renonce à se rendre au Burkina Faso

05/07/2012 10:38 EDT | Actualisé 04/09/2012 05:12 EDT

Le président malien de transition Dioncounda Traoré, soigné depuis fin mai à Paris après une grave agression, ne se rendra pas à Ouagadougou jeudi, comme initialement annoncé, pour participer à un sommet ouest-africain sur le Mali, a indiqué la présidence burkinabè.

"Le voyage de Dioncounda Traoré à Ouagadougou est annulé", a déclaré à l'AFP la présidence, sans fournir d'explication dans l'immédiat.

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, dont le pays conduit la médiation dans la crise malienne au nom de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), avait annoncé mercredi la venue de M. Traoré et sa participation au sommet prévu samedi.

Un haut responsable de l'Assemblée nationale malienne a confirmé que le chef de l'Etat malien avait renoncé à ce qui devait être son tout premier déplacement depuis son arrivée à Paris.

"Ce n'est pas parce que ses médecins ont dit +niet+. Dire ça, ça ajoute à la confusion sur son retour à Bamako, et ça affole déjà les gens ici (à Bamako, ndlr)", a-t-il expliqué à l'AFP.

"Dioncounda, s'il doit quitter la France pour une destination, c'est Bamako. Les Maliens auront du mal à comprendre qu'il quitte Paris pour se rendre à Ouagadougou. Mais j'ai pu avoir encore ce matin Dioncounda, ça va beaucoup mieux. Il suivra évidemment attentivement ce qui se passera à Ouagadougou", a-t-il souligné.

Violemment agressé et blessé le 21 mai par des manifestants hostiles à son maintien comme chef de la transition après un accord entre la Cédéao et les putschistes du 22 mars, le président Traoré se trouve depuis le 23 mai à Paris pour des soins.

Réunis en sommet à Yamoussoukro le 29 juin, les dirigeants de la Cédéao avaient appelé à "faciliter le retour rapide" au Mali du président Traoré "afin qu'il reprenne ses fonctions".

Lors du prochain sommet samedi à Ouagadougou, le président burkinabè Blaise Compaoré et plusieurs chefs d'Etat de la région doivent retrouver des représentants de la classe politique et de la société civile du Mali en vue de mettre en place un "gouvernement d'union nationale" dans ce pays.

Pour la Cédéao, un gouvernement plus "inclusif" que le cabinet actuel, dirigé par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, sera plus à même de répondre à la crise dans le Nord malien, occupé depuis fin mars par des groupes armés dominés par les islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

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