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La Chine absente de la conférence des Amis du peuple syrien (MAE)

05/07/2012 04:08 EDT | Actualisé 03/09/2012 05:12 EDT

La Chine "n'envisage pas à l'heure actuelle de participer à la conférence" des Amis du peuple syrien, a annoncé jeudi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à la veille de la réunion prévue à Paris.

La Chine emboîte ainsi le pas à la Russie, autre allié de Damas ayant décidé de ne pas être représenté à la conférence qui regroupe plus d'une centaine de pays arabes et occidentaux, d'organisations internationales et des représentants de l'opposition syrienne pour tenter de mettre fin aux violences en Syrie.

Pékin avait déjà refusé de participer aux deux précédentes réunions des Amis du peuple syrien, en février et en avril.

"La communauté internationale devrait se concentrer sur l'application du consensus atteint lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du plan d'action sur la Syrie" à Genève samedi dernier, a simplement ajouté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Liu Weimin, lors d'un point de presse régulier.

Déjà mercredi le porte-parole avait insisté sur le fait que "l'urgence est que le communiqué du groupe d'action sur la question syrienne soit mis en oeuvre".

L'accord obtenu à Genève par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU porte sur une transition avec un nouveau gouvernement à Damas comprenant des représentants du régime et de l'opposition, sans mentionner le départ du président syrien. Il a donné lieu à des interprétations divergentes.

Les délégués à la conférence des Amis de la Syrie se réunissent vendredi à Paris pour pousser au départ de Bachar al-Assad et convaincre la Russie notamment de rompre avec son allié traditionnel.

L'objectif de cette troisième conférence des Amis du peuple syrien est de "montrer qu'il y a une centaine de pays et organisations qui soutiennent la lecture" selon laquelle le plan de Genève de l'émissaire international Kofi Annan sur une transition politique implique un départ de Bachar al-Assad, a indiqué une source diplomatique occidentale.

Mais la Chine a toujours refusé de considérer que le gouvernement de Bachar al-Assad était le principal responsable des violences qui ont fait plus de 16.500 morts en Syrie depuis mars 2011, renvoyant dos à dos le pouvoir et l'opposition.

Avec la Russie, la Chine a bloqué l'adoption de deux résolutions de l'ONU condamnant le régime de M. al-Assad.

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