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JO-2012 - Taekwondo: après la fureur de Pékin, la sérénité de Londres ?

05/07/2012 07:31 EDT | Actualisé 04/09/2012 05:12 EDT

Quatre ans après les polémiques et la violente agression d'un arbitre par le Cubain Angel Valodia Matos, la Fédération internationale de taekwondo espère que ses athlètes montreront un tout autre visage lors des jeux Olympiques de Londres (27 juillet-12 août).

Le taekwondo, entré au programme olympique en 2000, joue gros à Londres, c'est-à-dire son avenir même aux JO, alors que le CIO doit se prononcer en 2013 sur l'apparition du karaté qui pourrait se faire au détriment de l'art martial sud-coréen à base de coups de pieds.

Mais avant même le premier combat, le taekwondo a déjà défrayé la chronique avec la controverse née de la sélection par la Grande-Bretagne en -80 kg de Lutalo Muhammad, 59e mondial, au détriment de Aaron Cook, N.1 mondial.

Cook a fait appel de la décision mais n'a pas obtenu gain de cause.

L'histoire n'est pas simple et elle pourrait encore faire parler d'elle à Londres.

A Pékin, les images de l'agression d'un arbitre par le Cubain Matos, champion olympique des moins de 80 kg en 2000, avaient fait le tour du monde.

Alors que l'arbitre suédois Chakir Chelbat l'avait disqualifié pour avoir dépassé le temps accordé pour recevoir des soins, Matos était entré dans une colère noire, le bousculant et lui assénant un coup de pied au visage.

Dans la foulée, il avait été exclu à vie par la Fédération internationale de toute compétition internationale, tout comme son entraîneur.

Ce n'était pas la seule polémique de ce tournoi où l'arbitrage a souvent été remis en cause, donnant lieu à des scènes de contestation, au grand déplaisir du CIO.

Pour faciliter le travail des arbitres, les règlements ont été changés depuis Pékin, et tout coup de pied touchant la tête ou le plastron est désormais comptabilisé, quelle que soit la force.

Si la Corée du Sud reste la nation de référence de ce sport, avec pas moins de 152 médailles d'or mondiales, le taekwondo a un atout de poids pour garantir sa survie olympique, son universalisme.

En 2008, des "petits" pays sans grande tradition sportive avait décroché des médailles grâce à ce sport, comme l'Afghanistan --une première historique--, la République dominicaine ou l'Iran. A Londres, ils attendront encore beaucoup du taekwondo.

sc-jr/jmt

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