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JO-2012 - Aviron: l'armada britannique a rendez-vous avec l'histoire

05/07/2012 03:03 EDT | Actualisé 03/09/2012 05:12 EDT

Représentée dans 13 des 14 épreuves d'aviron, l'armada britannique de 48 membres a les atouts pour poser une empreinte indélébile sur les jeux Olympiques de Londres, à la maison, sur le plan d'eau d'Eton, du 28 juillet au 4 août.

Si l'ambition officielle de David Tanner, chargé du haut-niveau à la Fédération britannique, est "de défendre notre place de meilleure nation olympique", Steve Redgrave, légende vivante de l'aviron anglais, avec ses cinq titres olympiques (plus 1 bronze) collectés de 1984 à 2000, n'hésite pas à envisager une collecte historique.

Il sent ses successeurs capables de se sublimer sur les eaux de la célèbre école privée d'Eton pour faire mieux qu'à Pékin (6 médailles, 2 de chaque couleur) et taquiner le record de huit breloques, dont 4 d'or, établi par leurs illustres ainés des premiers Jeux londoniens en 1908.

"Cette équipe va produire probablement plus de médailles que toute autre équipe de l'histoire de la Grande-Bretagne, estime celui qui a obtenu le titre de Sir Redgrave en récompense pour ses exploits.

"Sur 14 épreuves, on est qualifié dans 13 et 10 de nos bateaux ont gagné des médailles aux derniers championnats du monde, souligne-t-il. Espérons qu'on pourra battre le record de 1908 avec un fort pourcentage d'or".

Le bateau-amiral de l'équipe est le quatre sans barreur: avec Andrew Triggs Hodge, Pete Reed et Tom James, sacrés à Pékin, qui reviennent à la charge sans Steve Williams, retraité et remplacé par Alex Gregory, champion du monde en titre.

Mark Hunter et Zac Purchase, dorés quatre ans plus tôt en deux de couple poids légers, sont à nouveau de la partie avec la même ambition.

Il y a aussi Greg Searle, le champion de Barcelone-1992 avec son frère Jonny (deux barré). Le désormais quadragénaire est sorti de sa retraite, prise après la décevante 4e place à Sydney en 2000, pour contribuer à la fête londonienne au sein du huit.

Quantitativement, la palme revient à l'Allemagne, seul pays à être représenté dans toutes les épreuves. Avec des chances cependant plus réduites que le rival anglais, mais un huit messieurs qui a trusté les succès depuis 2009.

Le huit sera aussi un gros atout du Canada, tenant du titre et deuxième nation à Pékin. Surtout sous la houlette de Mike Spracklen (74 ans), considéré comme le meilleur coach de la spécialité après ses succès sous les couleurs anglaises, américaines et canadiennes depuis les Jeux de Montréal en 1976.

Autre nation forte, la Nouvelle-Zélande avec 11 bateaux qualifiés, dont le duo Bond-Murray, un deux sans barreur craint même par les Britanniques. Et en skiff Mahé Drysdale qui, à 33 ans, souhaite enfin ajouter à ses cinq titres mondiaux une médaille d'or olympique qui n'avait eu que la couleur du bronze à Pékin.

Le skiff, c'est aussi la spécialité du Norvégien Olaf Tufte, doré en 2004 et 2008. A 36 ans, le rameur de Tornsberg ne rayonne plus comme avant mais pourrait se transcender pour devenir le 3e athlète masculin à s'imposer trois fois de suite dans sa spécialité après son compatriote Pertti Karppinen (1956, 1960 et 1964) et Kiatscheslav Ivanov (1976, 1980 et 1984) pour l'ex-URSS.

L'Australie, autre pays dominant de l'aviron (2 ors et 1 argent à Pékin), a obtenu dix billets pour Londres.

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