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J0-2012 - Tennis: pour la première fois, les stars sont motivées

05/07/2012 07:47 EDT | Actualisé 04/09/2012 05:12 EDT

Le titre olympique de tennis est pour la première fois cette année l'une des priorités des meilleurs joueurs mondiaux, conscients du prestige d'une médaille conquise sur le mythique gazon de Wimbledon.

Depuis son retour au programme olympique à Séoul en 1988, après 64 ans d'absence, le tennis, sport professionnel par excellence, a tardé à trouver sa place aux Jeux.

Il suffit de consulter la liste des champions olympiques (Miloslav Mecir en 1988, Marc Rosset en 1992 ou Nicolas Massu en 2004) pour comprendre que les stars ont longtemps jeté un regard condescendant sur les JO.

Ce n'est qu'à Pékin en 2008 que l'attitude des joueurs a commencé à changer, presque tous les meilleurs étant réunis pour voir triompher Rafael Nadal, à l'époque N.2 mondial, comme aujourd'hui.

A Londres, l'évolution est radicale. Dix-neuf des vingt premiers aux classements ATP et WTA seront là. Les seuls absents seront l'Américain Mardy Fish, par choix, et la Française Marion Bartoli, qui n'a pas rempli les critères de sélection.

Novak Djokovic, le N.1 mondial, Nadal et Roger Federer, le N.3 mondial, n'ont cessé de proclamer qu'ils faisaient du titre olympique l'un des objectif majeurs de leur saison, à l'égal presque d'un titre en Grand Chelem.

C'est particulièrement vrai de Federer. Le titre olympique en simple - il a été sacré en double en 2008 avec Stanislas Wawrinka - est le dernier grand rêve du Suisse, surtout en un lieu où il a connu ses plus grands succès.

Il court derrière depuis ses débuts. En 2000 à Sydney, il s'était incliné en demi-finale face à l'Allemand Tommy Haas et avait même laissé échapper le bronze devant le Français Arnaud Di Pasquale.

En 2004, c'est le Tchèque Tomas Berdych qui lui avait barré la route au deuxième tour, et en 2008 l'Américain James Blake en quarts. Féru d'histoire du sport, Federer sait qu'un titre olympique parachèverait idéalement sa carrière.

Mais ils seront nombreux à vouloir l'en empêcher, à commencer par ses plus grands rivaux actuels, Djokovic et Nadal. Mais l'élimination de l'Espagnol dès le deuxième tour du dernier Wimbledon augure mal de ses chances.

Le Britannique Andy Murray, dans son pays, ou le Français Jo-Wilfried Tsonga seront les autres joueurs à suivre, même si dans un format en trois sets (hormis la finale), les surprises ne sont pas à exclure.

Chez les dames, tout sera très ouvert, comme sur le circuit, où la hiérarchie reste très fragile. Mais l'Américaine Serena Williams pourrait bien imiter sa soeur Venus, victorieuse en 2000.

cyb/jmt

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