NOUVELLES

USA: départ de l'expédition sur les traces de l'aviatrice Amelia Earhart

04/07/2012 09:19 EDT | Actualisé 03/09/2012 05:12 EDT

Une équipe de chercheurs s'est embarquée depuis Hawaii sur la piste d'Amelia Earhart, 75 ans après la disparition dans le Pacifique de la célèbre aviatrice américaine qui tentait un tour du monde par l'Est en suivant l'équateur.

Le bateau de ces passionnés "d'archéologie aéronautique" de l'Université d'Hawaii a quitté mardi Snug Harbor sous un ciel sombre pour une expédition de 26 jours, dont huit en mer, vers le centre de l'océan Pacifique.

La mission Tighar (The International group for historic aircraft recovery) doit gagner l'île de Nikumaroro, dans l'archipel de Kiribati, pour tenter d'étayer son hypothèse selon laquelle l'aviatrice a survécu quelque temps à son accident d'avion.

Richard Gillespie, chef de cette mission, a expliqué à l'AFP avant de s'embarquer que son équipe allait utiliser une technologie qui n'existait pas auparavant pour tenter de retracer le fil des événements.

"Nous n'allons pas revenir avec la clé du mystère tout de suite, mais nous allons ramener à Honolulu des images que nous pourrons faire analyser pour vérifier si nous avons découvert une partie de l'avion", a-t-il indiqué.

Le 2 juillet 1937, Amelia Earhart, 39 ans, accompagnée du navigateur Fred Noonan, accomplissait la dernière étape d'un tour du monde à bord d'un bimoteur Lockheed Electra, tentant de rallier la Californie après avoir décollé de Nouvelle-Guinée.

Elle avait prévu de se poser sur l'île d'Howland afin de se ravitailler en carburant. Quelques heures après le décollage, elle annonçait dans un dernier message radio qu'elle n'arrivait pas à localiser l'île et que "le carburant commençait à baisser". Puis plus rien. Malgré les recherches, aucune trace de l'avion n'a été détectée.

Pourtant, selon les membres de Tighar, les deux aviateurs ont pu se poser sur le minuscule atoll inhabité de Nikumaroro, à 480 km de Howland, et y ont survécu quelque temps car une série d'indices, y compris des transmissions radio, ont été découverts à l'époque.

"De nos jours, avec des logiciels informatiques capables de recréer l'environnement électromagnétique de 1937, nous pouvons faire une analyse des signaux radio qui étaient alors émis par les autorités", a précisé M. Gillespie.

str-mt/sam/js

PLUS:afp