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Tour de France - Thomas Voeckler prend son mal en patience

04/07/2012 01:10 EDT | Actualisé 03/09/2012 05:12 EDT

Thomas Voeckler, en proie à des douleurs croissantes au genou droit depuis le début du Tour de France, a pris le parti de la patience après la 4e étape du Tour de France, en espérant que les deux étapes plates à venir lui offriront un peu de répit.

"C'était bien toute la première partie (de l'étape). A la longue, ça m'a fait un peu plus mal mais c'est parce que j'ai bien tiré dessus pour donner un coup de main à Pierrot (Rolland) sur la fin", a confié le 4e du dernier Tour de France à l'arrivée à Rouen.

"Disons que si ça n'empire pas demain (jeudi), ça voudra dire que c'est sur la bonne voie parce que je ne l'ai pas trop épargné sur la fin", précisait-il, en se refusant à tout optimisme: "Il y a eu tellement de revirements de situation pour l'instant que... C'est le statu quo."

Avant le départ de l'étape, le coureur de 33 ans avait affirmé qu'il "gardait espoir" pour la suite.

"Le moral est bon, il faut relativiser. Je suis toujours en course. (...) Depuis deux jours, j'ai une douleur mais ce n'est pas la même douleur que celle qui m'a contraint à l'arrêt avant le Tour. C'est pour ça que je garde espoir", soulignait-il, un pansement d'infiltration appliqué sur le genou droit.

Les douleurs de son inflammation (appelée "syndrôme de l'essuie-glace") qui l'ont contraint à dix jours d'arrêt entre son abandon sur la Route du Sud le 16 juin et sa reprise à quelques jours du départ du Tour de France ont disparu.

"Il a des douleurs biomécaniques au genou parce qu'il a dû changer sa position de pédalage après sa première inflammation", a expliqué à l'AFP le médecin Hubert Long.

L'encadrement médical de l'équipe Europcar se dit confiant qu'avec l'aide des osthéopathes, son genou "s'adapte" à cette nouvelle position durant les étapes de jeudi et vendredi au profil assez plat et que la douleur s'atténue.

"C'est très sournois, on ne sait pas comment ça va évoluer", préfère tempérer le manager Jean-René Bernaudeau.

"C'est compliqué pour lui. Son genou lui fait mal de temps en temps, d'autres fois pas", affirme son équipier Vincent Jérôme. "Il n'a pas envie de se prendre la tête avec ça, il continue. Pour l'instant, ça tient bon, il arrive à suivre. On espère que ça ira comme ça longtemps".

Voeckler veut, lui, vivre la course "au jour le jour". Il a abandonné toute visée sur le classement général (109e à 8 min 19 sec) et se consacre désormais au travail d'équipier au service de Pierre Rolland (37e à 45 secondes), 10e et meilleur jeune du Tour l'an dernier, qui prend le relais de ses ambitions.

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