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Tour de France - Greipel redonne ses lettres de noblesse au sprint allemand

04/07/2012 02:22 EDT | Actualisé 03/09/2012 05:12 EDT

Après une laborieuse éclosion dans l'ombre du roi britannique du sprint Mark Cavendish, Andre Greipel, vainqueur jeudi de la 4e étape du Tour de France, a affirmé sa place parmi les meilleurs finisseurs du peloton et ramené le sprint allemand sur le devant de la scène.

Sa victoire à Rouen est sa quatorzième de la saison mais le Tour est le lieu suprême de la consécration pour tout coureur. Et Greipel court derrière la reconnaissance depuis des années.

Longtemps Mark Cavendish lui a volé la vedette, sur la Grande Boucle avec ses 21 victoires comme sur de nombreuses routes d'Europe.

Les deux coureurs se sont côtoyés entre 2007 à 2010 dans l'équipe High-Road devenue Columbia puis HTC. Entre l'Allemand à la sensibilité à fleur de peau et le Britannique provocateur et sûr de lui, les relations ont été houleuses.

Mal à l'aise dans une équipe plus dévouée à "Cav" qu'à lui, frustré par ses victoires de moindre envergure (Tour Down Under 2008 et 2010, maillot vert de la Vuelta 2009...), il est parti s'épanouir dans la formation belge Lotto.

Celui qu'on surnomme "Gorilla" pour son gabarit (1,84 m pour 82 kg) y a exprimé son style puissant, typique de l'école allemande incarnée notamment par Erik Zabel.

Greipel est un produit de la formation germanique. Il a grandi dans la "Nachwuchsteam", la pépinière ouverte par Jan Ullrich pour les jeunes de la région de Rostock, avant de débuter sa carrière professionnelle en 2005 dans la T-Mobile, l'équipe-phare du cyclisme allemand.

Mais il a souffert de ne jamais pouvoir jouer sa carte personnelle. Il a été le poisson-pilote idéal, d'abord au service de Gerald Ciolek, grand espoir du cyclisme allemand de l'époque et de quatre ans son cadet, puis de Cavendish, de trois ans son cadet.

"Peut-être que je suis trop gentil", avait-il reconnu l'an dernier après sa première victoire sur le Tour à Carmaux (devant Cavendish) en indiquant beaucoup parler à ce sujet avec Marc Sergeant, le manager de sa nouvelle équipe.

Dans la formation belge, il est au premier plan et bénéficie d'un "train" totalement à son service avec notamment Roelandts, Henderson, Hansen et Sieberg.

Entouré et en confiance, il a affirmé qu'il n'avait "pas ressenti de pression supplémentaire" après la victoire en solo lundi de son rival Cavendish face à lui et son équipe au grand complet.

"Avec ce qu'on avait fait, je savais qu'on pouvait aller décrocher cette victoire", explique-t-il.

"On est un groupe d'amis, c'est très important pour moi. On se soutient, on s'aide les uns les autres, personne n'a de problème avec qui que ce soit. Cette ambiance fait qu'on marche bien sur la route", explique-t-il. Et le sprint allemand a trouvé son ambassadeur dans la multinationale belge...

sva/jm/eb

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