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Soudan: contrats pétroliers avec plusieurs sociétés étrangères (autorités)

04/07/2012 12:13 EDT | Actualisé 03/09/2012 05:12 EDT

Le Soudan a signé des contrats d'exploitation pétrolière avec plusieurs compagnies étrangères, ont annoncé mercredi les autorités soudanaises, alors qu'une querelle avec le Soudan du Sud au sujet des redevances de passage d'un important oléoduc n'est toujours pas résolue.

Le Soudan a passé un accord d'exploration et de partage de production mardi avec des compagnies d'Australie, du Brésil, du Canada, d'Egypte, de France, de Belgique, ainsi que du Nigeria a déclaré à l'AFP, Azhari Abdalla, directeur général de l'Autorité d'exploration et de production pétrolière.

Selon lui, les contrats devaient s'appliquer dans cinq des six nouveaux blocs ouverts aux enchères en janvier. Seul un bloc situé dans le Darfour, une région en guerre civile de l'ouest du pays, n'a pas obtenu de contrat. La compagnie publique Sudapet fait également partie des accords.

Le Soudan, très endetté, a perdu près de 75% de sa production pétrolière lors de la sécession du Sud en juillet 2011.

En janvier, le Soudan du Sud avait stoppé ses exportations de pétrole, totalement tributaires des oléoducs du Nord, furieux que Khartoum ait prélevé du brut sud-soudanais en raison d'un différend sur les redevances de passage.

Depuis, le Nord tente de trouver de nouveaux revenus et de maîtriser l'importante inflation provoquée par cette perte soudaine de revenus.

Ce manque à gagner devait s'élever à 6,5 milliards de livres soudanaises (1,48 mds USD), avait déclaré en mai le ministre des Finances Ali Mahmoud al-Rasoul.

Selon un économiste étranger, les revenus pétroliers du Soudan avaient encore diminué de 20% supplémentaires -- soit plus de 700 millions de dollars de pertes -- depuis que le champ pétrolier disputé d'Heglig a été touché par des violences en avril.

M. Abdalla a par ailleurs indiqué que pour ces contrats de 20 ans, les sociétés pétrolières devaient investir "quelque chose comme un demi milliard de dollars" et atteindre un certain nombre d'objectifs.

Sur les 70 sociétés qui se sont présentées au début des enchères en janvier, 23 ont poursuivi l'examen des données concernant les différents blocs où se trouvent pour certains des réserves prouvées, a-t-il ajouté.

Le mois dernier, Khartoum avait annoncé des mesures d'austérités, notamment la suppression des subventions sur le carburant, ce qui a conduit à une série de manifestations sans précédent contre le régime du président Omar el-Béchir.

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