NOUVELLES

Projet diamantifère de Stornoway: le diesel dame le pion à l'hydroélectricité

04/07/2012 12:18 EDT | Actualisé 03/09/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - En raison d'une facture trop salée, la société diamantifère Stornoway (TSX:SWY) rejette le projet de construction d'une ligne de transport d'électricité présenté par Hydro-Québec pour relier sa future mine Renard, dans le Nord-du-Québec, à la centrale Laforge-1, située à la Baie-James.

Une étude de faisabilité réalisée par la société d'État évalue à 173,6 millions $ le coût de construction de la ligne d'une tension de 161 kilovolts et d'une longueur de 159 kilomètres.

Si la ligne était érigée, le coût de l'électricité, calculé selon le tarif industriel («L»), diminuerait considérablement pour Stornoway, ce qui se traduirait par une diminution des coûts de production d'environ 9 $ la tonne. Ces coûts sont actuellement évalués à 54,71 $ la tonne en fonction du scénario de base de Stornoway, soit l'utilisation de groupes électrogènes fonctionnant au diesel.

Le hic, c'est qu'Hydro exige que Stornoway assume seule les frais de construction de la ligne. Dans le meilleur des cas, l'entreprise pourrait se faire rembourser une partie de ses dépenses par de futurs utilisateurs de la ligne, par exemple des mines qui pourraient voir le jour au sud du projet Renard.

En tenant compte des coûts de financement pour un investissement de cette ampleur, l'entreprise conclut que «la ligne électrique, telle que configurée aujourd’hui, ne procurerait à Renard qu’un avantage économique net marginal» sur la durée de vie de la mine, estimée à 11 ans en vertu des réserves minérales actuelles.

Le «rendement économique» serait meilleur si cette durée de vie était prolongée, ce qui n'est pas exclu, note Stornoway.

L'entreprise a donc choisi de ne pas retenir la proposition d'Hydro-Québec et d'opter pour la mise en place de groupes électrogènes au diesel. Elle promet néanmoins de «reconsidérer une ligne électrique plus efficace en termes de coûts» au moment de sa deuxième phase d'investissements en immobilisations, après la construction de la mine Renard.

Situé à 350 kilomètres au nord de Chibougamau, le projet diamantifère Renard nécessitera des investissements d'environ 800 millions $. Le début de la production est prévu pour 2015. Le bras financier du gouvernement, Investissement Québec, détient environ 37 pour cent des actions de Stornoway.

PLUS:pc