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Le traitement de la DMLA n'augmente pas les risques cardiovasculaires

04/07/2012 02:06 EDT | Actualisé 03/09/2012 05:12 EDT

TORONTO - Deux médicaments utilisés dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) n'augmentent pas le risque de problèmes cardiovasculaires chez les patients, affirment des chercheurs de Toronto.

Leur étude a conclu que l'utilisation de l'avastin et du lucentis n'augmente pas les risques d'infarctus du myocarde ou d'accident vasculaire cérébral chez les patients qui en reçoivent de faibles doses dans l'oeil pour le traitement de la DMLA, une cause importante de cécité.

L'étude a été réalisée par des scientifiques de l'Institute for Clinical Evaluative Sciences, et publiée dans les pages du journal médical BMJ.

Ces médicaments ont révolutionné le traitement des maladies de la rétine et amélioré la qualité de vie de millions de patients. Toutefois, ils augmentent les risques d'effets secondaires vasculaires indésirables chez les patients qui en reçoivent par voie intraveineuse pour soigner un cancer.

Les chercheurs voulaient s'assurer que cela n'était pas aussi le cas chez ces patients à qui de faibles doses sont administrées directement dans l'oeil.

Les conclusions de l'étude devraient rassurer les patients qui utilisent ces médicaments pour soigner leur DMLA.

«Ces conclusions sont très importantes parce que nous constatons une explosion de l'utilisation de ces deux médicaments dans le monde, mais notre compréhension des risques qui y sont associés est incomplète», a expliqué l'ophtalmologiste Rob Campbell, de l'université ontarienne Queen's.

L'étude explique qu'il était biologiquement plausible que le recours à ces médicaments ait pu provoquer des effets secondaires vasculaires indésirables.

«Nous avons examiné le problème dans deux études différentes qui utilisaient des méthodes différentes, et nos conclusions sont les mêmes», a indiqué le docteur Campbell dans un communiqué.

Il a ensuite ajouté que d'autres études sont nécessaires chez des groupes qui seraient plus à risque, comme ceux qui souffrent du diabète.

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