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Le Premier ministre libyen à Nouakchott pour demander l'extradition de Senoussi

04/07/2012 03:32 EDT | Actualisé 03/09/2012 05:12 EDT

Le Premier ministre libyen, Abderrahim El Kib, a demandé mercredi à Nouakchott au président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz l'extradition d'Abdallah al-Senoussi, ex-chef des renseignements libyens, a annoncé l'agence mauritanienne d'information (AMI, officielle).

"Nous avons exprimé le désir des Libyens de voir cette personne (Senoussi) regagner sa patrie pour qu'elle y soit jugée de manière équitable, dans le respect de la dignité humaine", a déclaré M. El Kib à la sortie de sa rencontre avec le président mauritanien.

M. Senoussi "sera traité durant sa présence en Libye d'une manière qui reflète le nouveau visage de la Libye qui préserve ses droits en tant que citoyen libyen et en tant que personne", a-t-il ajouté.

"Le dossier est entre des mains sûres et nous sentons" que l'ex-chef des renseignements de Mouammar Kadhafi "regagnera son pays, sera jugé de manière équitable et traité de façon qui garantisse sa dignité", a-t-il affirmé.

La visite du Premier ministre, la première d'un responsable libyen de ce rang en Mauritanie depuis la chute du régime Kadhafi, est intervenue au lendemain d'un entretien téléphonique entre le chef du Conseil national libyen de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, avec le président Ould Abdel Aziz.

Le président du CNT avait réitéré sa demande d'extradition de Senoussi, arrêté en mars en Mauritanie avant d'être inculpé le 21 mai de "falsification de document de voyage" et entrée illégale dans le pays. Il est depuis incarcéré à Nouakchott.

Entré en Mauritanie avec un faux passeport malien et sous une fausse identité, Abdallah al-Senoussi avait été arrêté à l'aéroport de Nouakchott alors qu'il arrivait de Casablanca, au Maroc, par un vol régulier.

Senoussi est également visé par une demande d'extradition de la France qui veut le juger pour son rôle dans l'attentat contre un avion d'UTA en 1989.

La Cour pénale internationale (CPI) avait aussi émis un mandat d'arrêt à son encontre le 27 juin 2011, l'accusant d'avoir commis "des meurtres et des persécutions de civils constitutifs de crimes contre l'humanité" dès le début, mi-février 2011, de la révolte contre le régime de Kadhafi.

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