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Koweït: appel à la légalisation des partis et une commission électorale

04/07/2012 10:08 EDT | Actualisé 03/09/2012 05:12 EDT

Deux groupes libéraux koweïtiens ont appelé mercredi à des réformes de fond dans l'émirat pétrolier, dont la légalisation des partis politiques et la création d'une commission électorale en prévision de l'adoption d'un régime parlementaire.

Dans un communiqué, le Forum démocratique koweïtien et l'Alliance démocratique nationale, qui comptent six sur les 50 élus de la Chambre, ont indiqué que ces réformes étaient nécessaires pour résoudre les crises politiques à répétition dans le pays.

Le Koweït, première monarchie du Golfe à avoir un Parlement élu, ne dispose pas d'une commission électorale. Le ministère de l'Intérieur organise les scrutins.

Les deux groupes ont appelé aussi à des législations sur l'indépendance de la justice et l'établissement d'une autorité contre la corruption.

Ces appels interviennent deux semaines après que des groupes de l'opposition islamiste et conservatrice, qui contrôlaient la majorité au Parlement dissous en juin par une décision de justice, eurent réclamé de profondes réformes constitutionnelles dans l'émirat.

L'opposition prône un régime parlementaire avec un gouvernement issu de la majorité pour briser le monopole que la famille régnante des Al-Sabah a depuis des décennies sur les ministères clés.

Certains milieux de l'opposition et des jeunes activistes réclament une monarchie constitutionnelle.

Une nouvelle crise politique a éclaté au Koweït après la décision de la Cour constitutionnelle le 20 juin d'invalider le Parlement, élu en février et dominé par l'opposition, et de rétablir la précédente Chambre.

En conséquence, le gouvernement a démissionné le 25 juin et le Premier ministre démissionnaire, cheikh Jaber Moubarak Al-Sabah, pourrait être chargé de former un nouveau cabinet.

Une fois formé, le nouveau gouvernement devra proposer à l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, de dissoudre la Chambre réinstallée, pour ouvrir la voie à des élections anticipées.

Membre de l'Opep, le Koweït connaît des crises politiques à répétition depuis 2006, attribuées aux luttes de pouvoir au sein de la famille princière des Al-Sabah qui règne depuis plus de 250 ans.

Le gouvernement a ainsi démissionné à neuf reprises et le Parlement a été dissous cinq fois.

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