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Jour de vérité pour la technologie sur la ligne de but et le voile féminin

04/07/2012 09:44 EDT | Actualisé 03/09/2012 05:12 EDT

L'International Football Association Board (Ifab), organe garant des lois du jeu, doit se prononcer sur l'usage en match de la technologie sur la ligne de but et le port du voile féminin, avec un a priori favorable à leur autorisation, jeudi lors d'une réunion à Zurich.

Serpent de mer polémique, la technologie pourrait être introduite pour la première fois dans le football (si l'on excepte les communications entre arbitres) par le biais de la technologie sur la ligne de but (acronyme anglais: GLT). L'expérience de l'arbitrage à cinq sera également évaluée.

Sous l'impulsion du président de la Fédération internationale (Fifa) Joseph Blatter, partisan de la GLT, l'Ifab avait pour la première fois accepté d'ouvrir ce dossier en octobre 2010, peu après la polémique soulevée par Allemagne-Angleterre (4-1) en 8e de finale du Mondial.

Le but de l'Anglais Frank Lampard n'avait pas été validé par l'arbitre, qui n'avait pas vu le ballon franchir la ligne de but.

Au bout de six mois de tests infructueux menés par dix entreprises, l'Ifab décidait en mars 2011 de lancer deux autres séries de tests (septembre-décembre 2011 et mars-juin 2012), les deux derniers systèmes retenus étant ceux des sociétés Hawk-Eye (basé sur l'utilisation de caméras) et GoalRef (qui se sert d'un champ magnétique et d'un ballon spécial).

Le principe de la GLT avait en tout cas fait l'unanimité parmi les membres de l'Ifab, constitué par les Fédérations britanniques et la Fifa, lors de sa réunion de mars dernier.

L'Euro-2012 pourrait faire définitivement pencher la balance vers une autorisation de la GLT. Au lendemain d'Ukraine-Angleterre (0-1), avec un but refusé à l'Ukrainien Marko Devic alors que le ballon avait franchi la ligne avant d'être dégagé par l'Anglais John Terry, Joseph Blatter avait assuré sur Twitter: "Après le match d'hier, la technologie sur la ligne de but n'est plus une possibilité, c'est une nécessité".

Etait-ce là la victoire annoncée de la GLT sur l'arbitrage à cinq? Ce système était expérimenté dans les compétitions européennes à l'instigation de Michel Platini, qui a déploré la polémique créée par "une erreur sur 1.000 cas en trois ans d'expérimentations". Le président de l'UEFA a parallèlement répété son opposition au précédent que constituerait l'introduction de la GLT.

Devant ce clivage Blatter-Platini, l'Ifab pourrait décider de pérenniser l'arbitrage à cinq tout en appliquant la GLT à certaines compétitions.

A l'initiative de la Confédération asiatique (AFC) et du Prince Ali Bin al Hussein de Jordanie, un des six vice-présidents de la Fifa, l'Ifab devrait par ailleurs autoriser le port du voile (ou hijab) pour les joueuses dans les compétitions Fifa.

En mars, il avait donné son accord de principe, "en attendant le résultat d'un examen accéléré de toutes les questions liées, notamment sur le plan de la santé et de la sécurité".

"Si les femmes ne peuvent pas jouer au football en raison du foulard, alors nous serons ravis, à la Fifa, de les autoriser à le porter, de sorte que toutes les femmes du monde aient accès au jeu", avait commenté le secrétaire générale de la Fifa, Jérôme Valcke.

Des associations féministes ont néanmoins exprimé leur désaccord, comme la Ligue internationale des femmes, Femix'sports et la Coordination française pour le lobby européen des femmes (Clef), dans une lettre ouverte à M. Blatter en décembre dernier.

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