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Elliot Lake: les funérailles d'une des victimes célébrées dans une église bondée

04/07/2012 04:02 EDT | Actualisé 03/09/2012 05:12 EDT

ELLIOT LAKE, Ont. - Les funérailles d'une des victimes de l'effondrement du toit d'un centre commercial d'Elliot Lake ont eu lieu mercredi dans une église bondée de la petite municipalité du nord de l'Ontario.

Le père Paul Conway a indiqué que plus de 320 personnes avaient rendu hommage à Doloris Perizzolo, âgée de 74 ans, saluée comme une voisine attentionnée et une fervente chrétienne.

Mme Perizzolo est l'une des deux femmes tuées par l'effondrement d'une portion du toit du centre commercial, le 23 juin dernier.

L'incident a détruit en partie des petits commerces de la communauté, entraîné l'ouverture d'une enquête criminelle par la Police provinciale de l'Ontario, et mené au déclenchement d'une enquête publique.

Le tollé suscité par le drame au sein de la population avait incité le premier ministre Dalton McGuinty à ordonner la semaine dernière la tenue de l'enquête publique.

Mercredi, les partis d'opposition ont dit souhaiter que l'enquête puisse permettre de savoir si suffisamment d'attention avait été portée sur l'état de l'édifice.

Le député néo-démocrate Gilles Bisson a souligné que des résidants avaient alerté les autorités depuis quelques années sur le mauvais état du centre commercial.

La députée progressiste-conservatrice Christine Elliott a dit vouloir se pencher aussi sur la rapidité des opérations de secours.

La Police provinciale a aussi ouvert une enquête criminelle sur l'incident, mais le porte-parole Pierre Chamberland n'a pas voulu s'avancer, mercredi, sur des informations laissant entendre que des problèmes d'entretien de l'édifice avaient déjà été laissés en plan.

Le ministère provincial du Travail s'était rendu à six reprises au centre commercial au cours des trois dernières années — la dernière fois en janvier dernier à la suite d'une plainte sur une fuite dans le toit du stationnement. La neige recouvrant l'édifice avait compliqué la recherche de l'origine d'une quelconque fuite, a spécifié un porte-parole de la ministre du Travail, Linda Jeffrey.

Le ministère fait aussi enquête, mais a précisé qu'elle ne s'attarderait pas aux causes de l'effondrement.

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