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Vente d'armes: la conférence de l'ONU ouverte mais parasitée par la question palestinienne

03/07/2012 01:05 EDT | Actualisé 02/09/2012 05:12 EDT

La conférence de l'ONU sur un traité réglementant le commerce des armes a été officiellement ouverte mardi matin à l'ONU avec 24 heures de retard mais ses travaux continuent d'être bloqués par une controverse sur la participation palestinienne.

L'ambassadeur palestinien Riyad Mansour a indiqué à la presse que les Palestiniens insistaient sur leur "droit" de participer à cette conférence parce qu'ils sont déjà membres de l'Unesco, une agence de l'ONU.

Or cette conférence sur le commerce des armes est une "conférence internationale d'Etats", a expliqué M. Mansour, ce qui implique qu'elle est ouverte notamment aux membres des agences spécialisées de l'ONU. "En conséquence les Palestiniens, de même que le Vatican, estiment qu'ils sont en droit de participer à cette conférence".

"Nous avons éte impliqués depuis deux jours dans d'intenses efforts pour trouver un accommodement", a encore déclaré M. Mansour. Il a estimé que les Palestiniens faisaient preuve de "beaucoup de flexibilité" et a exprimé le souhait de "pouvoir arriver à un accord pour que la conférence puisse avancer".

De leur côté, des pays comme les Etats-Unis et Israël, selon des diplomates, s'opposent à toute solution qui donnerait aux Palestiniens un statut supérieur à leur statut actuel d'observateurs.

Les Palestiniens ont tenté en vain en septembre de se voir reconnaître comme Etat membre de l'ONU mais ont obtenu en octobre leur admission à l'Unesco.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a officiellement proclamé mardi matin l'ouverture la conférence, qui doit durer jusqu'au 27 juillet afin de tenter de mettre au point un traité international sur le commerce des armes classiques (TCA).

Le diplomate argentin Roberto Garcia Moritan, qui avait piloté les réunions préparatoires à la conférence, a été élu -- en présence des Palestiniens -- pour présider les travaux de celle-ci. Les travaux ont été à nouveau suspendus mardi après-midi jusqu'à 15H00 locales (19H00 GMT), en attendant de régler le casse-tête de la participation palestinienne.

L'Egypte, au nom du groupe des pays arabes, avait bloqué le début des travaux lundi en exigeant que l'Union européenne (UE) soit exclue des discussions au siège de l'ONU si les Palestiniens ne pouvaient pas y participer.

Les Palestiniens ont un statut d'observateur à l'ONU mais l'UE, également observateur, jouit de droits plus étendus.

Selon des diplomates, il s'agissait surtout d'une manoeuvre dilatoire de l'Egypte, gros acheteur d'équipements militaires américains (1,3 milliard de dollars par an), pour affaiblir le traité, qui réglementerait pour la première fois le commerce des armes conventionnelles, un marché de 70 milliards de dollars.

Ce futur TCA doit empêcher les transferts d'armes qui pourraient être utilisées contre les populations civiles ou alimenter un conflit, en se fondant sur des critères précis.

avz/lor

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