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Syrie: Clinton à Paris vendredi pour la réunion des Amis du peuple syrien

03/07/2012 11:31 EDT | Actualisé 02/09/2012 05:12 EDT

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton participera vendredi à Paris à la conférence des Amis du peuple syrien, a annoncé mardi à l'AFP un responsable du département d'Etat.

"La secrétaire d'Etat conduira notre délégation à la réunion à Paris des Amis de la Syrie", a déclaré ce responsable américain.

Le groupe des Amis du peuple syrien, qui rassemble plus d'une centaine de pays arabes et occidentaux, d'organisations internationales ainsi que des représentants de l'opposition syrienne, s'était déjà réuni à Tunis en février et à Istanbul en avril.

Mais comme lors de ces deux précédentes conférences, la Russie, principal soutien de Damas, a indiqué à la France qu'elle ne participerait pas à cette troisième réunion, a dit mardi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. La Chine avait également boycotté les réunions de Tunis et d'Istanbul.

Interrogée sur l'absence des Russes à Paris, la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, a jugé que c'était "leur choix".

"La porte leur est ouverte s'ils veulent se joindre" à la conférence, a ajouté Mme Nuland.

"En ce qui concerne les Amis du peuple syrien, je laisserai la Russie s'exprimer, mais je pense, de notre point de vue, que cette réunion est importante en termes d'énergie et d'efforts pour une stratégie de transition" du pouvoir en Syrie, a plaidé la porte-parole de la diplomatie américaine.

Cette troisième conférence à Paris aura lieu une semaine après une rencontre, le 30 juin à Genève, du nouveau Groupe d'action sur la Syrie qui comprend notamment les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Russie, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne), sous l'égide du médiateur international Kofi Annan.

Ce Groupe s'est entendu sur les principes d'une transition en Syrie avec un gouvernement qui pourrait inclure des membres du cabinet actuel et de l'opposition, mais sans impliquer explicitement le départ du président syrien Bachar al-Assad.

Cette réunion avait pour but de parvenir à un consensus avant la conférence de Paris mais, depuis, ses membres divergent sur l'interprétation de l'accord: les Etats-Unis et la France estiment qu'il ouvre la voie à l'ère "post-Assad", tandis que la Russie et la Chine réaffirment qu'il revient aux Syriens de déterminer leur avenir.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé mardi certains pays Occidentaux de chercher à "dénaturer" l'accord de Genève. Interrogée à ce sujet, Mme Nuland a exclu toute "fausse interprétation" par Washington de l'accord de Genève.

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