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Équité: des infirmières du RPC obtiennent un règlement de 150 M $ du fédéral

03/07/2012 04:48 EDT | Actualisé 02/09/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Un groupe d'infirmières et leur syndicat affirment que le gouvernement fédéral a accepté de leur verser plus de 150 millions $ dans le cadre d'un règlement d'équité salariale remontant à 1978.

L'entente met un terme à huit années de procédures devant le Tribunal canadien des droits de la personne. Des évaluatrices médicales travaillant pour le programme de prestations d'invalidité du Régime de pensions du Canada veulent être rémunérées à titre de «professionnelles de la santé» et non en tant que «personnel administratif».

Elles affirment que le dédommagement individuel figure parmi les plus importants règlements conclus avec le fédéral, certains employés d'expérience devant recevoir jusqu'à 250 000 $ en plus des intérêts, compensations pour souffrances subies et prestations de retraite additionnelles.

Les représentants syndicaux ont précisé mardi à Ottawa que le règlement touche jusqu'à 1000 infirmières pratiquant toujours ou ayant cessé d'exercer le métier.

Ruth Walden, l'évaluatrice médicale qui était requérante pour ses collègues dans cette cause, a affirmé que le règlement constitue un compromis, mais qu'il pose un important jalon pour la reconnaissance de la profession d'infirmière.

Elle avait déposé une plainte pour discrimination fondée sur le sexe en 2004 auprès de la Commission canadienne des droits de la personne, soutenant que les évaluateurs principalement de sexe féminin au sein du programme accomplissaient les mêmes tâches que les conseillers médicaux principalement de sexe masculin, tout en ayant des salaires moindres. Des centaines de consoeurs de Mme Walden avaient éventuellement ajouté leur nom au sien dans cette cause.

«Bien sûr, ce règlement est un compromis, puisqu'il ne nous accorde pas une compensation totale pour nos pertes», a fait valoir Mme Walden mardi en conférence de presse à Ottawa. Mais l'accord est tout de même une «victoire immense» pour l'équité des sexes, a-t-elle ajouté.

«Nous sommes très heureuses que nos efforts aient permis d'obtenir la reconnaissance à laquelle nous savions avoir droit en tant que professionnelles de la santé», a aussi fait valoir Mme Walden.

La Commission canadienne des droits de la personne s'est aussi réjouie du dénouement. «Cela démontre que la Loi canadienne sur les droits de la personne demeure un outil puissant pour accomplir des changements systémiques majeurs pour les femmes au Canada», a estimé le commissaire en chef David Langtry dans un courriel.

Une porte-parole du président du Conseil du Trésor, Tony Clement, n'a pas répondu dans l'immédiat aux demandes de commentaires.

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