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Les Emirats souhaitent raffermir leurs relations avec l'Egypte de Morsi

03/07/2012 10:42 EDT | Actualisé 02/09/2012 05:12 EDT

Le chef de la diplomatie des Emirats arabes unis a affirmé mardi la volonté de son pays de raffermir ses relations avec l'Egypte, après des critiques émises par le chef de la police de Dubaï au sujet de l'élection à la présidence égyptienne du Frère musulman Mohamed Morsi.

"Nous sommes soucieux de raffermir à l'avenir les relations historiques et fraternelles avec l'Egypte au niveau politique, économique et des investissements", a déclaré cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane.

Cheikh Abdallah, cité par l'agence officielle Wam, s'est félicité des déclarations du nouveau président égyptien dans lesquelles ce dernier s'est engagé à ne pas interférer dans les affaires d'autrui et à "ne pas exporter la révolution".

Il a souligné aussi qu'un "rôle fort et équilibré de l'Egypte aura des retombées positives sur le monde arabe", selon l'agence officielle.

La diplomatie comme la défense sont du ressort de l'Etat fédéral des Emirats arabes unis, composé de sept émirats, dont les plus importants sont Abou Dhabi et Dubaï.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a convoqué le 28 juin l'ambassadeur des Emirats arabes unis au Caire après que le chef de la police de Dubaï a vivement critiqué la victoire de M. Morsi à la présidentielle.

Le général Dahi Khalfane, connu pour être hostile aux islamistes, a présenté ses "condoléances" aux Arabes et aux musulmans après la victoire de M. Morsi et n'a cessé d'attaquer sur son compte Twitter la confrérie dont il est issu.

"Condoléances à la nation arabe et musulmane après la victoire des Frères musulmans car ils ne représentent en rien l'islam, ils ont utilisé la religion et ne l'ont pas servie", avait écrit le général Khalfane sur Twitter.

"La révolution a été faite par les jeunes, et les Frères en ont cueilli les fruits", avait-il ajouté, en accusant la confrérie d'avoir "confisqué" la révolte qui a renversé Hosni Moubarak début 2011.

En mars, le chef de la police de Dubaï avait ouvertement accusé les Frères musulmans de comploter pour renverser les monarchies arabes du Golfe.

bur/mh/cnp

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