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Les chimpanzés agresseurs d'un chercheur auront la vie sauve

03/07/2012 10:01 EDT | Actualisé 02/09/2012 05:12 EDT

Les deux mâles chimpanzés qui ont agressé et grièvement blessé un chercheur dans un parc sud-africain jeudi ne seront pas euthanasiés, une "erreur humaine" étant à l'origine de l'accident, ont annoncé mardi les autorités régionales citées par les médias locaux.

Andrew Oberle, un chercheur américain de 26 ans, avait entrepris d'escalader le grillage entourant l'enclos des animaux, dans le sanctuaire de "Chimp Eden", dans l'est de l'Afrique du sud, où sont recueillis des grands singes victimes de mauvais traitement.

Les deux chimpanzés ont empoigné le jeune homme, l'ont traîné sous une clôture électrifiée et sauvagement agressé, l'amputant d'une oreille, de plusieurs doigts et orteils, et occasionnant de multiples fractures.

Le responsable de l'enquête, Dries Pienaar, a estimé que les deux animaux avaient dû se sentir menacés. Selon lui, ils ont réagi comme des animaux sauvages défendant leur territoire.

Pour cette raison, les autorités locales et les responsables du parc ont décidé de laisser la vie sauve aux deux agresseurs.

Ils étaient dans un tel état d'excitation, a précisé M. Pienaar, qu'ils ont failli briser le pare-brise du véhicule avec lequel les responsables du parc ont tenté de les éloigner de leur victime.

"Je connais bien les chimpanzés, je n'aurais jamais pensé qu'ils étaient capable de faire ça", a-t-il témoigné, stupéfait de la violence de l'attaque. La victime, un chercheur en anthropologie et primatologie, attaché à l'université de San Antonio, au Texas, a été retrouvée les vêtements arrachés, amputé de plusieurs doigts et orteils, d'une oreille et d'un testicule, avec des plaies et fractures multiples.

Son état était toujours stationnaire mardi, sous anesthésie après avoir subi une intervention chirurgicale de six heures.

Le jeune homme travaillait à Chimp Eden où il étudiait les chimpanzés dans le cadre de ses études.

Sa mère, arrivée en Afrique du Sud, avait déclaré lundi au quotidien de langue afrikaans Beeld que son fils était conscient du danger: "Il aime ces animaux depuis qu'il est petit, et j'espère qu'il les aimera encore après cela", avait-elle dit.

L'un des singes, qui s'est calmé après l'incident, est resté dans le parc. L'autre, blessé par balles lors de la tentative d'intervention des secours, a été transporté au zoo de Johannesburg pour y être soigné.

cpb/hba

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