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La liberté de la presse encore à construire au Soudan du Sud, estime RSF

03/07/2012 07:08 EDT | Actualisé 02/09/2012 05:12 EDT

La liberté de la presse reste, comme tout, à construire au Soudan du Sud, qui fêtera le 9 juillet le premier anniversaire de son indépendance, estime Reporters sans frontières (RSF) dans un rapport publié mardi.

Au Soudan du Sud, "en somme, tout est à bâtir ou à (re)construire. Il en va de même pour la liberté de l'information," dit RSF dans son rapport.

L'organisation de défense de la liberté de l'information dénonce "l'omniprésence de forces de sécurité +aux mains lourdes+", pointe "le développement de l'autocensure parmi les journalistes" et la "nécessité d'adopter un cadre légal régulant le fonctionnement des médias".

"La voie des libertés reste à ouvrir dans le plus jeune Etat du monde," résume le titre du rapport.

Le Parlement, notamment, doit adopter une loi, jusqu'ici toujours reportée, qui protègerait les journalistes dans un pays où le taux d'aphabétisation reste très bas, les formations pour les journalistes rares et l'accès à l'information limité.

"Le Soudan du Sud n'est pas aujourd'hui un pays en proie à une répression concertée et systématique envers la presse," reconnaît RSF. Mais il enregistre "une somme inquiétante d'incidents et d'actes isolés de répression ou d'intimidation qui finissent par saper le climat dans lequel évoluent journalistes et médias."

Dans une société très politisée et militarisée, les journalistes ont souvent peur de critiquer le gouvernement et sont découragés de couvrir certains sujets, ceux liés à l'armée notamment, poursuit RSF.

Dans son index annuel sur la liberté de la presse, l'organisation classe le Soudan du Sud 111e sur 179. Le Soudan voisin, dont Juba est devenu indépendant l'an dernier au terme de décennies de guerre civile, est lui 170e.

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