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La France dénonce la "prise en otage" de la population de Gao au Mali

03/07/2012 08:18 EDT | Actualisé 02/09/2012 05:12 EDT

La France dénonce la "prise en otage" de la population de Gao, au nord du Mali, qui serait empêchée de se déplacer, a déclaré mardi le ministère français des Affaires étrangères, en condamnant une nouvelle fois la destruction de lieux saints à Tombouctou.

"A Gao, c'est la population qui est prise en otage. Dans un contexte de guerre et de crise alimentaire ce sont désormais des mines antipersonnels qui auraient été installées tout autour de la cité, empêchant la population de se déplacer. Ce serait alors à nos yeux un acte de terrorisme", a affirmé le porte-parole du ministère, Bernard Valero.

La pose de mines par des islamistes avait été révélée lundi par des touareg.

"Les nouvelles qui nous viennent du Mali sont consternantes", a-t-il aussi ajouté en citant les attaques de monuments à Tombouctou. "La destruction délibérée et systématique des lieux saints musulmans ainsi que de la porte de la mosquée constitue un outrage supplémentaire au peuple malien", a jugé Bernard Valero.

"Ces destructions portent atteinte à la dignité et aux croyances les plus profondes de milliers de pratiquants musulmans", a-t-il estimé.

Des islamistes contrôlant le nord du Mali depuis trois mois ont fracassé lundi une porte d'entrée d'une des trois plus grandes mosquées de Tombouctou, datant du XVe siècle, après avoir détruit pendant le week-end sept des seize mausolées de saints musulmans.

prh/sb/jms

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