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J0-2012 - Les tests antidopage d'Athènes ressortent du frigo

03/07/2012 03:41 EDT | Actualisé 01/09/2012 05:12 EDT

Le Comité international olympique (CIO) a décidé de ressortir du frigo les fioles des contrôles antidopage des Jeux d'Athènes avant l'expiration de leur validité juridique cet été, pour les passer au crible des derniers tests de détection, comme il l'a fait déjà pour ceux d'autres JO.

Depuis 2004, tous les prélèvements d'urine et de sang qu'ont dû fournir les plus grands champions dans le cadre des jeux Olympiques finissent dans un grand congélateur, au sous-sol du Laboratoire antidopage de Lausanne.

Ces échantillons, répartis dans des caisses de couleurs différentes selon les éditions, sont conservés à -20° C pour éviter leur dégradation, avec l'idée qu'ils puissent être un jour la preuve encore valable d'une infraction antidopage.

Car la cérémonie de clôture des Jeux n'est plus une garantie d'impunité pour les athlètes s'étant dopés, qui restent sous la menace pendant huit ans -le délai de prescription fixé par le Code mondial antidopage- de la correction des podiums olympiques.

En huit ans, les méthodes de détection de certaines variantes d'EPO se sont affinées, celles de l'hormone de croissance ont enfin permis de confondre quelques sportifs, tandis que des tests existent désormais pour l'insuline et des produits autrefois réputés indétectables.

"Nous ne faisons pas des ré-analyses puisque nous avions une confiance parfaite dans le laboratoire antidopage d'Athènes, nous faisons des analyses complémentaires", prend soin de nuancer le directeur médical et scientifique du CIO, Patrick Schamasch.

"Nous avons identifié un certain nombre de produits et d'athlètes en fonction de données particulières, d'informations et d'algorithmes que nous avons définis", se contente-t-il de préciser.

Tout détail, tel le nombre d'échantillons, les disciplines concernées et les produits recherchés, reste volontairement "confidentiel".

Les toutes premières analyses complémentaires menées par le CIO en 2009 avaient été plutôt fructueuses. Quelques mois après les Jeux de Pékin, il avait rattrapé par le collet cinq sportifs, dont Rachid Ramzi, gloire éphémère du Bahreïn avec l'or au 1.500 m, et le médaillé d'argent de la course cycliste sur route, l'Italien Davide Rebellin, forcés tous deux de rendre leur médaille.

Leurs échantillons sanguins présentaient des traces de Cera, une EPO de troisième génération, commercialisée dans les semaines précédant les Jeux, et pour laquelle un test de détection venait d'être finalisé durant l'été olympique.

Ayant vent de rumeurs que des athlètes auraient pu utiliser ce médicament destiné à soigner l'insuffisance rénale avant même sa mise sur le marché, le CIO n'avait pas hésité il y a deux ans à reprendre une partie des échantillons des Jeux d'hiver de Turin en 2006. Rien cette fois n'avait été trouvé.

stp/ol/jr

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