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Harare donne un an aux sociétés étrangères pour céder la majorité à des nationaux

03/07/2012 07:11 EDT | Actualisé 02/09/2012 05:12 EDT

Le gouvernement du Zimbabwe a donné un an aux banques et sociétés étrangères pour transférer 51% de leur capital à des nationaux, conformément à la loi dite "d'indigénisation", selon un communiqué rendu public mardi.

Un an est "la période maximum pendant laquelle une société peut continuer ses activités avant d'atteindre le quota minimum d'indigénisation", indique ce communiqué.

Le Zimbabwe a adopté en 2007 une loi obligeant toutes les sociétés étrangères à céder la majorité à des Zimbabwéens noirs. Cette loi reste controversée y compris au sein du gouvernement.

Le pouvoir avait demandé ces derniers mois au secteur minier de se conformer à la loi, mais le communiqué publié mardi étend l'ultimatum notamment aux banques, hôtels, écoles privées, sociétés touristiques et de télécommunication.

L'exploitant de platine Zimplats, filiale locale du géant minier sud-africain Impala, a déjà déposé son plan de session de ses parts étrangères.

Le Premier ministre Morgan Tsvangirai lui-même s'oppose à une application brutale de cette loi, craignant une fuite des investisseurs au moment où l'économie commence à reprendre des couleurs après une décennie de chute libre.

M. Tsvangirai cohabite avec son adversaire politique, le président Robert Mugabe, aux termes d'un accord passé en 2009 pour éviter un bain de sang dans le pays.

M. Mugabe, qui avait poussé à la saisie des terres agricoles appartenant aux fermiers blancs en 2000 -- affaiblissant terriblement une agriculture autrefois prospère -- a menacé de nationaliser de force les entreprises étrangères qui ne se conformeraient pas à la loi.

Les banques britanniques Standard Chartered Bank et Barclays Bank sont deux des principales institutions financières opérant dans cette ancienne colonie britannique.

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