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Des Attikameks ont rencontré les représentants du gouvernement à Québec

03/07/2012 08:08 EDT | Actualisé 02/09/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - Le gouvernement du Québec mène la politique de la main tendue à l'endroit des représentants des Attikameks.

Depuis le 25 juin, les Attikameks d'Opitciwan et de Wemotaci, en Haute-Mauricie, bloquent les activités forestières de la compagnie Kruger. Ils empêchent les camions transportant du bois de sortir de leur territoire.

Les Attikameks exigent entre autres l'établissement d'une formule de cogestion du territoire et la mise en place de mécanismes de redevances sur l'exploitation des ressources naturelles.

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, a rencontré mardi, à Québec, les représentants autochtones. L'offre présentée par le gouvernement est de créer une table Québec-Attikameks sur des enjeux complexes et à long terme, selon le premier ministre.

Jean Charest espère négocier de «nation à nation», et cette volonté correspond à ce que demandaient les chefs autochtones, qui réclamaient des engagements du gouvernement québécois en ce sens.

«C'est une main tendue que nous leur offrons, afin de travailler ensemble», a mentionné mardi le premier ministre, à Québec.

Le tout est cependant un dossier «complexe», qui se règlera «à long terme», a précisé M. Charest.

L'émissaire Jimmy Neashit, nommé vendredi par les chefs attikameks dans le but de trouver des voies de solution à la crise actuelle en Haute-Mauricie, a participé aux échanges, accompagné de deux représentants attikameks qui l'appuient dans son mandat d'explorer la mise en place d'un cadre de négociation.

Ces Autochtones déplorent cependant l'absence du premier ministre Charest aux pourparlers.

La semaine dernière, les Attikameks ont accepté de lever le blocus sur la voie ferrée du CN, en échange d'une reconnaissance par la compagnie ferroviaire de la légitimité de leurs demandes à l'égard du gouvernement et des entreprises forestières.

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