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Bachar el-Assad regrette que les forces syriennes aient abattu un avion turc

03/07/2012 04:42 EDT | Actualisé 02/09/2012 05:12 EDT

ANKARA, Turquie - Dans un entretien publié mardi par le journal turc «Cumhuriyet», le président syrien Bachar el-Assad dit regretter qu'un avion de chasse turc ait été abattu par les forces syriennes le 22 juin et assure qu'il ne souhaite pas que les tensions entre les deux pays voisins tournent au «conflit armé».

La Syrie affirme que l'avion turc a violé son espace aérien. Selon la Turquie, l'appareil s'est égaré involontairement dans l'espace aérien de la Syrie, mais il était dans l'espace aérien international quand il a été abattu.

Bachar el-Assad n'a présenté aucune excuse pour cette attaque lors de l'entretien, qui a été réalisé dimanche. Il réaffirme que l'appareil se trouvait dans l'espace aérien syrien et que ses troupes ont agi par légitime défense.

«L'avion était dans le même couloir aérien que celui utilisé par des avions israéliens à trois reprises par le passé», en 2007, affirme-t-il. «Les soldats l'ont abattu parce que nous ne l'avions pas vu sur nos radars et n'avions pas été informés de sa présence», affirme le président syrien, qui dit regretter l'incident «à 100 pour cent».

«Nous ne permettrons pas que (cet incident) tourne au conflit armé, ce qui porterait atteinte aux deux pays», déclare Bachar el-Assad, en rappelant que la Syrie n'a pas renforcé ses troupes à la frontière turque et n'a pas l'intention de le faire.

Bachar el-Assad affirme que son pays «se serait excusé» pour cette attaque si elle ne s'était pas déroulée dans l'espace syrien. «Nous sommes en état de guerre, donc tout avion non identifié est considéré comme étant un avion ennemi. Permettez-moi de le redire: nous n'avions pas la moindre idée de son origine lorsque nous l'avons abattu», a-t-il affirmé.

S'exprimant pour la première fois depuis la conférence de Genève et l'adoption d'un plan sur une transition politique en Syrie, Bachar el-Assad s'est dit «satisfait» que le groupe d'action ait précisé qu'il revenait au peuple syrien de parvenir à un règlement politique.

Le document appelle à la mise en place d'un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs exécutifs. Mais à la demande de Moscou, le compromis n'exige pas le départ de Bachar el-Assad, qui pourrait donc participer à un éventuel gouvernement provisoire. «Le peuple syrien décidera de tout», a déclaré le président.

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