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Avion turc abattu: Bachar el-Assad présente ses regrets "à 100%"

03/07/2012 04:56 EDT | Actualisé 01/09/2012 05:12 EDT

ANKARA, Turkey - Le président syrien Bachar el-Assad regrette qu'un avion de chasse turc ait été abattu le 22 juin par les forces syriennes. Dans un entretien publié mardi par le journal turc "Cumhuriyet", il dit ne pas souhaiter que les tensions entre les deux pays voisins tournent au "conflit armé".

La Syrie affirme que l'avion turc a violé son espace aérien. Selon Ankara, l'appareil s'est égaré involontairement dans l'espace aérien de la Syrie, mais il était dans l'espace aérien international quand il a été abattu.

Bachar el-Assad n'a présenté aucune excuse pour cette attaque lors de l'entretien, qui a été réalisé dimanche. "L'avion était dans le même couloir aérien que celui utilisé par des avions israéliens à trois reprises par le passé" (en 2007), justifie-t-il. Ils avaient alors bombardé un bâtiment en construction en Syrie.

"Les soldats l'ont abattu parce que nous ne l'avions pas vu sur nos radars et n'avions pas été informés de sa présence", poursuit le président syrien, affirmant regretter "à 100%" qu'il ait été abattu. "Nous ne permettrons pas que (cet incident) ne tourne au conflit armé, ce qui porterait atteinte aux deux pays". Et de rappeler que la Syrie n'avait pas renforcé ses troupes à la frontière turque et n'avait pas l'intention de le faire.

Une semaine après les faits, la Turquie a déployé des batteries anti-aériennes et d'autres armes le long de sa frontière avec la Syrie. Bachar el-Assad a ajouté que son pays "se serait excusé" pour cette attaque si elle ne s'était pas déroulée dans l'espace syrien. "Nous sommes en état de guerre, donc tout avion non identifié est considéré comme étant un avion ennemi. Permettez-moi de le redire: nous n'avions pas la moindre idée de son origine lorsque nous avons abattu" le F-4.

La Turquie a de son côté affirmé que les signaux électroniques de l'appareil étaient activés pendant tout le vol et que des conversations radios des forces syriennes faisant référence à l'avion avaient été interceptées. Citant des sources au sein des services de renseignement, le journal "Hurriyet" avait rapporté la semaine dernière que Damas avait fait référence à l'appareil en utilisant le mot turc pour "voisin". AP

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